Mon compte
Créer un compte
Pourquoi créer un compte
 
« On ne peut pas faire confiance aux diagnostics » selon "Envoyé Spécial"

L’un des reportages de la célèbre émission d’investigation diffusée jeudi 30 janvier sur France 2 s'interrogeait sur la fiabilité des diagnostics immobiliers. Une enquête à charge  qui laisse un goût de déjà-vu aux diagnostiqueurs. 

 
On se souvient qu’un précédent reportage de l’émission "Envoyé Spécial" diffusée en novembre dernier sur France 2 qui accusait le saumon d'élevage norvégien de tous les maux, avait entraîné une chute de plus de 30% des ventes en France du dit poisson d’eau douce quelques semaines après. C’est dire si la célèbre émission de reportage influence l’opinion publique.

Jeudi dernier, le diagnostiqueur immobilier avait remplacé le saumon de Norvège au menu d’"Envoyé Spécial". Il y a avait donc de quoi s’inquiéter.

 
Il faut dire qu’en se bornant à mettre en scène une énième dénonciation d’un DPE mal conçu, la journaliste d’"Envoyé Spécial" était en terrain balisé. Il lui a suffi d’organiser l’habituel testing en caméra caché, c’est cette fois-ci dans une maison en région parisienne, pour constater des différences de notation et d’évaluation de consommations d’énergie entre les quatre rapports établis par les diagnostiqueurs filmés à leur insu. Quant au rôle de l’expert référent, il est tenu par un diagnostiqueur dont la compétence et le sérieux ont visiblement été jugés au-dessus de tout soupçon par la journaliste.
 

Propositions d’amélioration

 
Pour aborder les autres diagnostics du DDT, dont les enjeux en termes de santé publique sont autrement plus importants, le reportage donne à voir la détresse d’un couple d’acquéreurs d’une petite maison de la région rouennaise dont les cloisons en fibro-ciment n’avaient pas été décelées par le diagnostiqueur au moment de leur achat. les malheureux sont depuis en attente d’une décision judiciaire pour faire reconnaître leur préjudice.
 

« Peut-on faire confiance aux diagnostics ? » tel est le titre de cette « enquête » bien décevante. Non, répond donc, sans grande surprise, Ghislaine Buffard, la journaliste se contentant de refaire ce qui a déjà été réalisé précédemment par "Capital" ou "Que choisir".

Tout au plus la journaliste suggère-t-elle en plateau quelques propositions d’amélioration du dispositif : le renversement de la charge des diagnostics à l’acquéreur (c’est le sondage du mois sur diagnostiqueur-immobilier.fr) et l’extension des prérequis d’accès à la certification DPE aux autres diagnostics obligatoires.

 
Si la profession n’a pas à craindre une baisse des commandes de diagnostics obligatoires, elle est néanmoins loin d’en sortir valorisée. Au final, le téléspectateur conservera en effet l’image de professionnels incompétents et dénués du plus élémentaire sens de la déontologie, chargés d’établir des diagnostics inutiles et couteux.
 

Le diagnostiqueur immobilier en envierait presque le saumon d'élevage norvégien. 

 


Commentaires

Mise en ligne le dimanche 2 février 2014

Emploi
Sous-traitance
Annonces
Dernière offre d'emploi
Dernière demande d'emploi
DiagActu sur twitter