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Comment les diagnostiqueurs veulent fiabiliser les DPE

Après l’enquête d’UFC-Que Choisir, les diagnostiqueurs interrogés par Diagactu proposent des solutions pour améliorer les performances de leurs DPE.


Après l’émotion suscitée par la publication, fin août, de l’enquête de l’UFC-Que Choisir qui soulignait de nouveau le manque de fiabilité des DPE, Diagactu a souhaité mieux connaître l’avis des diagnostiqueurs sur cette nouvelle atteinte à l’image de leur profession.  389 d’entre eux ont accepté de répondre à notre sondage réalisé du 5 au 13 octobre. 


Si près de deux diagnostiqueurs sur trois reconnaissent le manque de fiabilité du DPE, ils estiment que des solutions existent pour réduire la crise de confiance du grand public à l’égard de leurs diagnostics.

 


Une meilleure information au consommateur


Les diagnostiqueurs sont nombreux à penser que le manque d’information contribue à la mauvaise compréhension des consommateurs.


Comme ce diagnostiqueur de la région parisienne qui veut « informer les vendeurs et acheteurs de la portée de ce diagnostic. Il ne s'agit pas d'un résultat en valeur absolue pour un bien mais d'éléments quantitatifs et qualitatifs pour faire une comparaison entre des biens ». D’où « l'intérêt de standardiser la méthode ! », précise-t-il.


« Et aussi expliquer plus précisément pourquoi on est amené des fois à faire des DPE vierges », complète un confrère de Thure (86). Il considère également qu’on oublie de dire que le DPE « n’aime pas » l’électricité. « Le DPE applique tout seul (législation) un coefficient de 2,58 entre l'énergie finale et primaire alors qu'ils ne font pas ça pour les autres moyens de chauffage. Voilà pourquoi certains sont défavorisés notamment ceux qui ont une maison tout électricité ! » Le diagnostiqueur dénonce un  « manque d'informations à ce sujet ».


L’idée d’un site unique, « où tout passerait, les remarques, comme les mises à jour » est lancée par un professionnel basé à Chapareillan (38). Une proposition qui pourrait séduire un de ses confrères Lierville (Oise), lui qui souhaite que « le ministère mette en ligne un site permettant aux consommateurs de se plaindre de la méthode DPE, afin qu'il les traite lui-même et non plus nous ODI qui essuyons les plâtres tous les jours ».


Et de l’information à la formation, il n’y a qu’un pas que franchit un diagnostiqueur de Villeneuve-le-Roi (94) en estimant qu’ « une formation de 3 jours à ces journalistes ne leurs feraient pas de mal »...


Homogénéiser les performances des logiciels


Autre point à faire évoluer en vue d’une meilleure fiabilité des DPE : l’amélioration des performances des logiciels. « Les logiciels disponibles ne permettent pas d'envisager toutes les solutions (nature des matériaux, des systèmes de chauffage....), regrette notamment ce responsable de réseau.


Tandis qu’un de ses confrères, lui-même aussi franchisé, de la région lyonnaise pense qu’il faut « uniformiser les logiciels ».


Toujours pour améliorer l’efficience de sa mission, ce diagnostiqueur installé près d’Orléans souhaite « obliger les fabricants de menuiserie de préciser les Uw et les Ud. Ou pour le moins une information type TH... comme Velux le fait depuis bien longtemps ».


Quant à ce professionnel Vendéen, il voudrait que soient introduits des outils de mesures réelles des performances, « notamment du côté des caractéristiques d'isolation des parois ».


Modifier le contenu et la méthode du DPE


Mais c’est surtout la méthode et le contenu même du DPE que les diagnostiqueurs veulent modifier, notamment pour une meilleure compréhension du grand public.


Tel ce professionnel de la région PACA qui propose de « supprimer du DPE les valeurs chiffrées de consommation (KWh EP/m²/an) et de GES (kg EqCO²/m²/an) qui sont bidons compte tenu du caractère très approximatif de la méthode et s'en tenir à des étiquettes simplifiées : 'épave thermique', 'Correct' et 'Performant', charge à l'acheteur de diligenter s'il le souhaite une étude sérieuse ». Selon lui, avec cette graduation simplifiée, les clients « ne s'illusionneraient plus sur des valeurs chiffrées qui ont d'autant moins de sens que les valeurs réelles dépendent pour une part importante du mode de vie de l'occupant ».


Quant à son confrère de Bretignolles-sur-Mer (85), il suggère tout simplement de supprimer l'étiquette énergie mais de conserver l'étiquette climat.


Un diagnostiqueur Savoyard estime lui qu’il serait « intéressant d'avoir une fiche technique complémentaire pour le client qui reprenne les éléments de la construction avec des notifications simples (lisibles par le commun des mortels) sans enlever la fiche technique actuel qui permettrait au client de le lire et de pouvoir se représenter les éléments de la maison ».


Renforcer les contrôles


Mais il ne s’agit pas seulement d’améliorer les performances des outils, il faut aussi s’attaquer à celles des professionnels. Et notamment densifier les contrôles des prestations des diagnostiqueurs.  « Il faut que les organismes de certification fassent leur job, en étant plus rigoureux et en phase avec les obligations de surveillances », souhaite par exemple ce diagnostiqueur basé près de Marseille.


Quant à ce confrère de Frouzins (31), il regrette que « le métier de diagnostiqueur soit accessible avec un prérequis technique extrêmement faible et une formation tout aussi faible. Le résultat qui en découle a encore une fois été mis en évidence par l'enquête de l’UFC-Que Choisir ». En outre, pour lui, l’absence d’encadrement des tarifs avec pour conséquence « les prix qui sont tirés vers le bas et la qualité également », a aussi une « incidence non négligeable » sur le résultat.


Encadrer les tarifs


Il n’est pas tout seul, loin de là, à vouloir s’attaquer aux tarifs. Basé à Ecully (69), ce professionnel franchisé veut les uniformiser, « car hélas comme bien souvent le client en a pour son argent (diagnostic pas cher = diagnostic au rabais) ».


Un de ses confrères de Saint-Front-de-Pradoux (24) souhaite voir « fixer un tarif universel pour tout le monde uniquement pour ce diagnostic ».


Quant à ce professionnel basé à Peillonnex (74), il estime que faire payer le DPE à l'acheteur « permettrait peut-être d'avoir plus de fiabilité sur les DPE » même si « on ne peut quand même pas demander à l'acheteur de payer un DPE pour chaque maison qui lui plait puisque le DPE il est censé l'avoir avant la signature du compromis... ».

Mise en ligne le lundi 23 octobre 2017

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