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Le groupe AC Environnement dans la tourmente

Selon une information de France Info, une trentaine de salariés et anciens salariés de deux laboratoires d'AC Environnement viennent de déposer une plainte contre X, pour « mise en danger de la vie d'autrui ».

 

Une trentaine de salariés et anciens salariés de deux laboratoires (Riorges et Gentilly) du groupe AC Environnement viennent de déposer une plainte contre X, pour « mise en danger de la vie d'autrui ».

 

Selon France Info, ces laborantins considèrent avoir été exposés depuis plusieurs années, dans le cadre de leur travail d’analyse, à des concentrations de chloroforme 25 fois supérieures aux normes et à d’autres solvants très toxiques tels que l’acétone ou encore l’éthanol. Ils se plaignent de plusieurs ennuis de santé : hépatite, infertilité, douleurs neurologiques, nausées…


Pourtant, un rapport du bureau d'études OxygenAir réalisé dès 2016 avait relevé des concentrations de chloroforme atteignant jusqu’à 242,6 mg/m3 sur une durée de huit heures dans le laboratoire de Gentilly. 200 personnes ont été exposées à ces niveaux de concentrations durant au moins 3 ans.

 

Mais ce rapport aurait été dissimulé par la directrice de ces laboratoires, Sana Bourguiba, ont appris les salariés par un mail interne d'excuse adressé le 9 avril dernier par le Président du groupe AC Environnement, Denis Mora. Ils y apprennaient aussi que leur directrice avait présenté sa démission quelques jours plus tôt.

 

La directrice des laboratoires était-elle la seule informée des anomalies ?


Or selon des informations également publiées ce lundi par  Le Monde , Sana Bourguiba avait créé entretemps la société KBSM en décembre 2018 avec un capital de 1000 euros. Et quelques semaines plus tard, le 14 février 2019, le capital de KBSM aurait été porté à 2 866 130 euros par apport de la société Synnaps, société dont le co-gérant est… Denis Mora.

 

Ce n’est donc finalement qu’en mars dernier que les salariés apprennent qu’un rapport commandité par AC Environnement (sous leur pression) conclut à « un risque d’exposition élevé au chloroforme à l’utilisation d’un système de protection collective inefficace » et « inadapté aux manipulations de CMR ». Les hottes des laboratoires n’étaient notamment pas assez performantes.


Des résultats d’analyses sanguines décidées par la médecine du travail ont malheureusement confirmé les craintes en révélant d’importantes anomalies chez plusieurs salariés.

 

Des améliorations auraient été apportées depuis, mais les plaignants se demandent si elles sont suffisantes et si la directrice de laboratoire était la seule au courant du problème. Selon le service communication d'AC Environnement, la direction générale du groupe n’avait pas été informée par la responsable des laboratoires qui a caché le taux élevé d’émanations de chloroforme.

 


L'avocat des salariés a demandé l'ouverture d'une information judiciaire

 

Interrogé par France Info ce matin, Maître François Lafforgue, l’avocat des salariés du laboratoire de Gentilly, a demandé l’ouverture d’une information judiciaire pour que « toute la lumière soit faite » et afin « d'aboutir rapidement à un procès ». Il a confirmé que la plainte pénale déposée vise la direction du groupe. « J’ai été effaré par l'accumulation des problèmes médicaux survenus dans cette entreprise. A aucun moment la réglementation n'y a été respectée » a-t-il indiqué. Il précise d'autre part qu'un certain nombre « d'incidents » auraient eu pour conséquence une exposition de salariés à l'amiante…

 


Le groupe AC Environnement affirme avoir réagi immédiatement une fois informé des faits

 

Dans un communiqué diffusé en fin de journée, ce lundi, la direction générale du groupe AC Environnement affirme avoir réagi immédiatement dès la connaissance des taux de chloroforme non conformes dans son laboratoire de Riorges. Elle liste ainsi les actions mises en œuvre à court et plus long terme, comme la fermeture provisoire de ses laboratoires de Riorges et Gentilly, le changement des filtres à charbon actif ou encore la construction d’un local dédié à l’utilisation exclusive du chloroforme à Riorges. « Devant cette situation, et une fois informé des faits, le groupe AC Environnement qui a toujours considéré la santé de ses salariés comme une priorité, a donc tout mis en œuvre pour apporter des solutions concrètes et immédiates et répondre ainsi à l’inquiétude de ses équipes », indique le communiqué. Enfin, l’entreprise précise n’avoir pas été « formellement » informé à ce jour de dépôt de plaintes comme l’annoncent les articles de presse publiés ce lundi. « Si ces dépôts de plainte se confirment, le groupe collaborera évidemment avec la justice et envisage également de prendre les initiatives juridiques appropriées pour faire valoir ses droits et démontrer son honnêteté », conclut le groupe AC Environnement.

Mise en ligne le lundi 28 octobre 2019

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