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La CDI FNAIM et la FIDI demandent aux diagnostiqueurs de stopper leur activité

A l’occasion d’un webinaire organisé mercredi par DiagActu, les deux principales fédérations professionnelles du diagnostic immobilier ont tenu à rassurer les diagnostiqueurs et ont fait plusieurs annonces importantes, notamment sur les échéances de certification.


Invités mercredi à s’exprimer ensemble lors d’un webinaire organisé par DiagActu, Stéphane Prouzeau, vice-président de la fédération interprofessionnelle du diagnostic immobilier (FIDI) et Thierry Marchand, président de la Chambre des diagnostiqueurs immobiliers de la FNAIM, ont tenu à démontrer l’unité des représentants de la profession dans cette période inédite en exprimant des consignes claires et ont tenté de rassurer les diagnostiqueurs.


La FIDI et la CDI FNAIM ont demandé aux diagnostiqueurs d’arrêter leur activité et de reporter leurs rendez-vous de clientèle, sauf urgence. « Aujourd'hui, le risque principal n'est plus le risque amiante et la priorité n'est plus l'information sur les vices cachés des immeubles, considère Thierry Marchand. Il faut d'abord penser en premier lieu à sa santé et s'attacher à préserver celle de nos concitoyens. Or en continuant d'exercer notre métier, nous risquons de contribuer à la propagation du virus. C'est la raison pour laquelle la CDI FNAIM demande aux diagnostiqueurs de stopper leur activité ».

 

« Il faut respecter les mesures imposées par le gouvernement et nous appelons les chefs d'entreprises à tout mettre en œuvre pour assurer la santé de leurs salariés au besoin en recourant au chômage partiel, a indiqué pour sa part Stéphane Prouzeau. Dans quelques cas qui devraient se raréfier dans les jours à venir, il peut être possible, dans des conditions sanitaires très strictes et uniquement dans les logements inoccupés, de réaliser quelques dernières missions. Mais la FIDI est globalement sur la même ligne que la CDI FNAIM. »

 

Une consigne respectée, bon gré mal gré, par l’ensemble du marché. Si de nombreux diagnostiqueurs n’avaient pas attendu ces consignes des fédérations pour respecter dès lundi les mesures de confinement édictées par le président de la république, d’autres ont rapidement compris que le marché immobilier était en passe de s’éteindre et que la demande de diagnostics ne serait pas suffisante pour conserver une activité significative. Ils ont eux aussi choisi d’annoncer leur fermeture à leurs clients et ont opté pour le placement de leurs employés dans le cadre du dispositif du chômage partiel. 


Enfin, quelques entreprises, dont il est difficile pour l'instant d'évaluer le nombre, restent semble-t-il en veille d’éventuelles missions.

 

Des impacts économiques importants sur la santé des entreprises de diagnostic immobiliers

 

Les représentants des deux principales fédérations professionnelles sont bien sûr conscients des impacts de cet arrêt de l'activité sur la santé des entreprises de la filière, notamment sur les plus petites d'entre elles et qui ne disposent que de peu de trésorerie.

 

Stéphane Prouzeau a rappelé les différents dispositifs de soutien aux entreprises annoncés par le gouvernement ces derniers jours et souligné que le dispositif de chômage partiel et le fonds de solidarité permettent réellement d'économiser de l'argent pour les petites entreprises.

 

Quant à Thierry Marchand, il conseille aux diagnostiqueurs de préserver à tous prix leur trésorerie en reportant, dans la mesure du possible, le paiement de leurs charges. « Mais on ne peut nier que l'on va souffrir économiquement, surtout si la situation perdure plus d'un ou deux mois, rappelle-t-il cependant. La solidarité nationale va devoir fonctionner à plein ».


Tous les certificats en cours devraient être prolongés

 

La CDI FNAIM et la FIDI ont indiqué avoir demandé à la DHUP la prolongation des certificats de l’ensemble des diagnostiqueurs pour une durée de six mois. Car comme la plupart des diagnostiqueurs, les organismes de certification sont eux-aussi à l’arrêt. Toutes les sessions d’examen ainsi que les rendez-vous de contrôle sur ouvrage sont annulés. Seuls quelques OC poursuivraient les opérations de contrôle documentaire.


« La CDI FNAIM a demandé la prolongation de six mois de tous les certificats et pas seulement ceux arrivant à échéance dans les prochaines semaines, a précisé Thierry Marchand. Il s’agit de ne pas rajouter du stress au stress pour les diagnostiqueurs et il est vital pour notre filière de préserver notre outil de production dans l'optique de la reprise ». L’objectif est en effet dès maintenant de préparer cette reprise que l'on espère la plus proche. Le président de la CDI FNAIM a obtenu des assurances des autorités publiques qui se sont engagés à ce que l’administration ne soit pas un vecteur de blocage lors de la reprise.


Stéphane Prouzeau a confirmé que la FIDI avait effectué la même démarche auprès de la DHUP et a tenu lui aussi à rassurer les diagnostiqueurs en affirmant que l’administration devrait accueillir cette demande avec bienveillance. Il parait en effet peu probable que les pouvoirs publics refusent un tel aménagement des certifications dans la situation actuelle.


Le vice-président de la FIDI a aussi relayé la volonté des organismes de certifications d’étudier la possibilité d’ « assouplir » leurs process afin de s’adapter eux-aussi à la situation. Il conseille cependant aux diagnostiqueurs dont la fin de validité de leurs certifications se rapproche d’adresser un mail ou un courrier à leur certificateur afin de lui demander la prolongation de leurs certificats.


Pour sa part, I.Cert a indiqué mardi 17 mars que « les examens en échéance de périodicité susceptibles d’avoir un impact sur les certificats seront préservés par une dérogation exceptionnelle ».


L’entrée en vigueur du nouveau DPE reportée au 1er juillet 2021 ?


Le calendrier déjà très serré de la réforme du DPE sera sans doute bouleversé par la crise sanitaire. La FIDI et la CDI FNAIM s’apprêtent à demander un report de six mois de l’entrée en vigueur du nouveau dispositif. « Il ne faut pas ajouter de la confusion à la confusion, a indiqué Stéphane Prouzeau. La CDI FNAIM et la FIDI travaillent actuellement main dans la main pour rendre le dispositif du nouveau DPE plus clair et plus facilement applicable. Mais il ne peut y avoir de fiabilisation dans la tourmente. Nous allons donc demander un report de six mois de l’entrée en vigueur du nouveau DPE. »


Thierry Marchand le confirme : « nous aurons bien d’autres priorités lors de la reprise. Nos entreprises seront sans doute fragilisées sur plusieurs mois, on ne va pas encore en plus leur demander de se former.  La réforme du DPE, dont les enjeux sont vitaux, doit se dérouler sérieusement et en toute sérénité. Or nous sommes déjà aujourd’hui en retard. Nous n’avons pas les moteurs de calcul et il reste à former les diagnostiqueurs ». La CDI FNAIM demandera donc un report des échéances, vraisemblablement autour de 1er juillet 2021.

 

Voir ou revoir gratuitement le webinaire en REPLAY.

Mise en ligne le samedi 21 mars 2020

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