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78% des diagnostiqueurs sont actuellement totalement à l’arrêt
Près de quatre entreprises de diagnostic immobilier sur cinq ont stoppé leur activité, contraintes et forcées, sur un marché devenu rapidement quasi inactif dans toutes les régions de France.
 
78% des entreprises de diagnostic immobilier sont totalement à l’arrêt, depuis près de trois semaines pour la plupart d’entre elles. Selon notre sondage réalisé entre le 1er et le 4 avril auprès de 591 chefs d’entreprises de diagnostic immobilier, parmi celles ayant déclaré avoir stoppé leur activité, toutes ou presque ont pris cette lourde décision dès la première semaine de la phase de confinement total : 86% d’entre elles avaient annoncé à leurs clients la suspension provisoire de leurs prestations entre le lundi 16 et le mercredi 18 mars. 69% de ces diagnostiqueurs ont arrêté leur activité afin de se conformer aux mesures de confinement total annoncées par le gouvernement samedi 14 mars. Pour les autres, la décision fut contrainte et forcée, en raison de la pénurie de demandes de prestations. 
 
22% des entreprises restent donc en attente de missions de diagnostics immobiliers. Des demandes pourtant rares si l’on en croit les diagnostiqueurs interrogés. Si 58% d’entre eux déclarent en avoir reçu entre le 23 et le 31 mars, elles se comptent cependant le plus souvent sur les doigts d’une main selon les témoignages reçus. Un flux donc bien trop insuffisant pour assurer une activité significative. 
 
« Très peu de demandes, 2 demandes d'actualisation termites, et 2 demandes de diagnostics complets en 15 jours, alors que nous traitons 9 dossiers / jours », écrit par exemple un diagnostiqueur basé près de Marseille. Idem à Toulouse : « très peu de demandes, 8 demandes sur 10 jours contre 100 diags semaines en moyenne ». Également dans le Rhône-Alpes : « notre activité est depuis le 17 mars quasi à l'arrêt. Nos 7 salariés sont au chômage technique. La plupart des devis réalisés sont demandés pour une intervention après le confinement. Nous refusons d'intervenir dans tous logements occupés. Seuls les biens inoccupés pourront être diagnostiqués. Seulement, la demande est très faible. Nous avons sollicité le prêt de l'Etat pour pouvoir tenir », écrit ce diagnostiqueur visiblement inquiet. 
 
Ces quelques demandes de prestations émanent aussi bien de particuliers (48%) que de professionnels (52%), dans une part quasi égale. Parmi ces derniers, il s’agit essentiellement d’agents immobiliers et de notaires. A noter que les demandes de renouvellement des diagnostics termites semblent fort logiquement les plus nombreuses. 
 
85% des diagnostiqueurs approuvent la position commune de la filière, mais…
 
Globalement, le marché immobilier est quasiment à l’arrêt partout en France. 69% des diagnostiqueurs interrogés n’ont perçu aucune activité, ni vente, ni location, sur leur marché local. 
 
Autre enseignement de notre sondage, 85% des diagnostiqueurs disent approuver la position commune de la filière exprimée mardi 24 mars, même si quelques diagnostiqueurs « solos » soupçonnent les gros acteurs signataires du communiqué unitaire de vouloir d’abord protéger leurs structures. Comme ce professionnel ardennais : « les premières entreprises à l'arrêt sont celles avec des structures composées de plusieurs salariés et généralement des franchisés qui cassent les prix du marché habituellement et là ils nous demandent d'arrêter car eux sont à l'arrêt avec leur droit de retrait de leurs salariés... A qui cela profite le plus car nous les indépendants on ne pourra pas tenir longtemps ». 
 
Si la consigne d’arrêt de l’activité adressée par les fédérations professionnelles dès le 16 mars a permis à la plupart des diagnostiqueurs de valider leur propre décision, d’autres ne la comprennent pas. « Il s'agissait de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de nos collaborateurs comme de nos prescripteurs et de nos clients, mais de continuer à travailler, comme le veut le gouvernement qui appelle à la responsabilité de chacun et demande aux salariés de se rendre sur leurs lieux de travail lorsque le télétravail n’est pas possible, écrit par exemple une diagnostiqueuse savoyarde. Hélas! tout le secteur immobilier est à l'arrêt, à la suite de décisions de panique prises par nos responsables syndicaux il y a 15 jours. Les petits payeront tout de suite et ne se relèveront pas, les gros seront surchargés de travail à la reprise. » 
 
Pour une bonne partie des diagnostiqueurs (43%), il est hors de question d’intervenir quel que soit le type de missions. « Les notaires sont en télétravail, il s'agit plutôt de mise à jour de dossiers, et les demandes portent sur de l'actualisation mais les dates de signatures sont aujourd'hui inconnues. Nous prenons compte la demande mais nous n'intervenons pas », nous dit par exemple un diagnostiqueur installé en Loire-Atlantique. 
 
Pour les autres, l’intervention est envisageable selon certaines conditions de sécurité et/ou d’urgence. En revanche, si les demandes concernent un bâtiment inoccupé, ils ne sont plus que 25% à refuser par principe de les assurer. 13% disent même vouloir les assurer « normalement ».. 
 
Encore faut-il faire une distinction entre les entreprises évoluant sur le marché de la transaction et celles sur celui de l’amiante avant-travaux et avant-démolition. La baisse de l’activité ayant été manifestement moins brutale pour ces dernières, comme en témoigne ce diagnostiqueur installé dans le département du Tarn. « Je n'interviens que dans le domaine de l'amiante (DTA, AvT, AvD, Carottages de Chaussées) auprès de clients professionnels et publics réguliers. Mon activité est plus impactée par les élections municipales que le confinement », écrit-il. 
 
Une concurrence jugée actuellement déloyale selon certains 
 
De nombreux témoignages reçus par DiagActu confirment ainsi la poursuite de l’activité de plus de 20% des acteurs de la filière, malgré les risques de propagation du coronavirus. Ce qui suscite, cela était inévitable, des réactions hostiles de beaucoup de leurs confrères.  Ce diagnostiqueur franchisé basé à Troyes (Aube) écrit par exemple que « certains clients nous appellent pour annuler des commandes dont nous avons suspendu les interventions, au prétexte qu'ils ont trouvé des confères qui interviennent quand même, sans prendre par ailleurs de précautions sérieuses de distanciation... Mais l'activité étant quasi inexistante, cela reste à priori marginal. Pour nous pas question d'intervenir en milieu occupé, cependant nous sommes en attente d'un protocole d'intervention, pour les locaux vides depuis plusieurs jours. En attendant, tout mon personnel est en chômage partiel. » 
 
Ou ce diagnostiqueur breton : « j'ai refusé aujourd'hui d'intervenir dans un logement inoccupé. Il m'a été répondu qu'un diagnostiqueur indépendant avait accepté d'intervenir. Pour une entreprise avec des diagnostiqueurs salariés, la situation est compliquée car on ne peut pas prendre de risques ni avec les clients ni avec nos salariés. Je prévois de grosses difficultés pour des entreprises comme la mienne à partir de septembre. » 
 
Beaucoup de professionnels sont partagés et ne savent pas comment se positionner devant cette situation inédite. « Le flou laissé par la reprise de certaines entreprises du bâtiment empêche d'avoir une vision claire sur l'attitude à adopter entre les demandes des clients et les consignes de confinement », écrit par exemple ce diagnostiqueur de Seine-Saint-Denis. 
 
Enfin, concernant les scénarios de reprise, les diagnostiqueurs sont plutôt pessimistes et tablent dans leur majorité (53%) sur une reprise lente, tandis que 28% pensent au contraire que cette reprise d’activité sera forte. « Ce sont surtout les particuliers qui vont mettre du temps à repasser des commandes, sauf si la filière nous propose une méthodologie pouvant rassurer clients, prescripteurs et diagnostiqueurs », écrit un diagnostiqueur isérois. 
 
En effet, un protocole d’intervention est en cours d’élaboration pour permettre, pour ceux qui le pourront, une reprise très partielle et progressive de l’activité dans des conditions strictement définies.  
 
Mise en ligne le lundi 6 avril 2020

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