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Témoignages de diagnostiqueurs au temps du confinement

Bricolage, jardinage, « coronapéro », repos et activités de détente en famille : près de trois diagnostiqueurs sur quatre (74%) avouent plutôt bien vivre leur confinement.


Les jardins des diagnostiqueurs n’ont sans doute jamais été aussi bien entretenus qu’actuellement. Parmi ceux qui ont la chance d’être confinés dans une maison, une large majorité, le jardinage est en effet l’une des occupations favorites du moment.


Selon notre sondage réalisé entre le 1er et le 4 avril auprès de 591 chefs d’entreprises de diagnostic immobilier, la mesure de confinement est relativement bien vécue par 74% d’entre eux. Le soleil aidant, les diagnostiqueurs semblent plutôt bien traverser la crise sanitaire si on laisse bien sûr de côté les inquiétudes concernant la santé financière de leur entreprise


Si l’on en croit les nombreux témoignages qu’ils ont transmis à DiagActu, il y a manifestement deux types de diagnostiqueurs confinés.


D’abord les studieux, qui profitent de cette période pour se mettre à jour administrativement ou pour se former. « Rattrapage du retard sur certains dossiers, travaux administratifs et préparation de la reprise par action commerciale », liste par exemple un diagnostiqueur marseillais, ou encore ce varois en période de bilan : « le confinement me permet de faire tout ce que ma comptable me demande... J'en profite également pour me réorganiser et améliorer ce que je peux pour la reprise. » Un de leurs confrères de la région parisienne reste également mobilisé : « participation à des webinaires (ce sont les seuls rendez-vous fixés), révision des normes, référencement Internet, recherche d'informations sur les aides financières ». Et beaucoup d’autres professionnels relancent actuellement les factures impayées.


D’autres traversent cette période avec une certaine philosophie, à l’instar de ce professionnel basé près d’Amiens : « le confinement permet de revenir à l’essentiel. On commence d’abord par faire tout ce que l’on n’a pas pu faire dans les mois qui précèdent, et puis ça permet de mettre à jour son administratif, mais aussi de réfléchir sur la société, son activité professionnelle, son avenir ... Et les vraies valeurs. Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura un avant et un après », écrit-il.


Pour certains, la période ne peut pas et ne doit pas être inactive, il convient de conserver un rythme de travail. « A la maison, mon épouse télétravaille et les enfants (20, 18 et 15 ans) assurent leur suivi pédagogique avant de s'étriper pour un rien, mais il faut bien faire du sport !, raconte un diagnostiqueur habitant près de Clermont-Ferrand. Et pour moi, c'est mails et téléphone. J'ai la chance de faire aussi de l'expertise et d'accompagner des entreprises dont des confrères en procédures comme conseil technique. C'est le moment du temps des dossiers et du maintien du lien social. Après ce sont des parties de jeu en famille pour couper la journée puis coronapéro et musique à 20h pour tous les travailleurs au front. Puis débrief de la journée et moment de gestion des affaires familiales en couple ou à 5... ». Pour ce diagnostiqueur, vivement la reprise pour pouvoir se reposer…


 « C'est les vacances à la maison avec le soleil, presque le paradis »


Il y a donc les studieux, et puis il y a tous les autres qui semblent avoir pris davantage de recul sur leur métier, comme ce professionnel de Romorantin (Loir-et-Cher) qui écrit : « Je ne travaille pas donc je glande, c'est les vacances à la maison avec le soleil, presque le paradis ». On ne peut pas être plus explicite. « Moi c’est plutôt grasse matinée tous les jours, petit déjeuner en famille, activité sportive, compétition de ping pong, apéro face Time », écrit un diagnostiqueur installé en Seine-Maritime. Donc ça va... la chance d’être en campagne d’avoir du terrain et d’aimer le jardinage. Ce n’est pas la même situation pour tout le monde et je pense à ceux qui sont en appartement ou studio, l’ambiance doit être toute autre ». Cela est sans doute vrai. Comme tous leurs concitoyens, les diagnostiqueurs ne sont pas tous égaux face au confinement.


Pour beaucoup, c’est l’occasion de faire du jardinage et/ou du bricolage, les deux activités qui sont les plus citées dans les témoignages. Mais aussi du rangement, de la cuisine, de la lecture, et regarder la télévision bien sûr. Un diagnostiqueur girondin dit même avoir découvert à l’occasion de ce confinement « une des révolutions de ce millénaire : Netflix ». Bien d’autres activités sont citées, comme le yoga, les échecs et autres jeux de société, les puzzles, les cours de guitare avec tutos sur Internet… Sans oublier les « apéros-confinement » que les diagnostiqueurs semblent avoir rapidement et massivement adoptés… 


Et enfin, il y a les enfants qu’il faut gérer toute la journée pour un grand nombre de diagnostiqueurs, avec parfois leurs cours à distance. « Pas facile de s’improviser maître d’école immense respect à cette profession trop mal considéré », écrit notamment ce diagnostiqueur du Val-de-Marne.


Pas toujours simple aussi quand on a ses enfants en alternance. Cette diagnostiqueuse basée à Chambéry raconte : « une semaine je bosse, alors ça ne change pas grand-chose à ma vie, dehors 8h par jour, et je ne vois pas plus mes collaborateurs qu'en temps normal ;) une semaine je deviens maître d'école, et je comprends pourquoi ce métier ne m'a jamais attiré... ». « Ne pas pouvoir sortir avec 2 enfants de 3 ans et 2 ans, c’est très compliqué ! », résume, laconique, un diagnostiqueur père de famille de Chartres.


Mais pour beaucoup de diagnostiqueurs, à la condition qu’elle ne dure pas trop longtemps, on finirait presque par réclamer une période de confinement annuelle obligatoire…

 

Les diagnostiqueurs relativement inquiets pour leur santé

 

Selon le sondage réalisé par DiagActu entre le 1er et le 4 avril auprès de 591 chefs d’entreprises de diagnostic immobilier, 57% d'entre eux se disent inquiets pour leur santé. Une part qui grimpe à 73% quand on évoque la santé de leurs proches.


Autre enseignement de notre étude, 57% d’entre eux approuvent la gestion de la crise par le gouvernement. 


DiagActu remercie infiniment les presque 600 diagnostiqueurs qui ont accepté de nous livrer un peu de leur quotidien. Merci pour leur confiance. Nous avons dû faire une stricte sélection des commentaires transmis, souvent très riches. 

 

Lire également :

 

- 78% des diagnostiqueurs sont actuellement totalement à l'arrêt

 

- Une perte de CA de 53% en moyenne au mois de mars pour les diagnostiqueurs

Mise en ligne le lundi 6 avril 2020

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