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Nicolas Blazy : « Nous sommes des challengers dans le monde de la franchise »

Alors que le marché des diagnostics immobiliers reprend des couleurs, le directeur de la franchise DEKRA Diagnostic revient sur les dernières semaines d'activité marquées par la crise du coronavirus et évoque pour DiagActu les ambitions de développement de son réseau. 


Nicolas Blazy, comment les franchisés DEKRA Diagnostic et vous-même avez traversé cette crise sanitaire ?

 

Être adossé à un grand groupe a été un véritable atout pour passer la crise dans les meilleures conditions possibles. Malgré l’arrêt de l’activité fin mars, nos directions Sécurité et Qualité ont ainsi pu nous apporter de l’aide en production sur les grands contrats nationaux afin de continuer nos interventions dans les secteurs vitaux comme sur le nucléaire ou le transport. Dès les premiers jours de confinement, nous avons mis en place une cellule de crise, avec notamment possibilité pour nos franchisés de faire appel à des techniciens dont les interventions ont été organisées dans le respect le plus strict des règles sanitaires, afin de préserver la santé de nos collaborateurs et de nos clients. En outre, nous nous sommes attachés à développer le portefeuille d’activité de nos franchisés, avec la mise en place par exemple de la mission de recherche du COVID 19 sur les surfaces en partenariat avec les laboratoires d’analyses. Nous avons également déployé la mission « permis de louer », et réfléchissons sur le « certificat de qualité de vie » ou encore le certificat de luminosité sur lequel nous travaillons actuellement. Le certificat d’économie d’énergie n’est pas en reste puisque nous allons sortir prochainement deux nouvelles missions de contrôle dans ce domaine. Cette diversification des prestations est une spécificité chez DEKRA Diagnostic. Elle constitue un matelas de sécurité financière pour nos franchisés et c’est aussi ce qui leur a permis de tenir le coup. 


Quel regard portez-vous sur cette première phase de reprise de l’activité ?


Nous constatons que l’activité a repris plus fortement que prévu. Notre réseau atteindra 80 % du chiffre d’affaires normal sur le mois de mai alors que nous n’escomptions que 40 à 50 % tout au plus. Cependant il faut être conscient que l’activité est actuellement soutenue par les reliquats de commandes qui avaient été stoppées au moment du confinement. J’estime que le flux normal d’activité n’a repris réellement qu’à 70 % environ. Nous tablons sur 85 % d’activité en juin et une reprise à 100 % à partir de septembre. Sur les contextes de  l’avant-travaux et l’avant-démolition, la reprise semble plus terne. C’est notamment lié au report des élections municipales et à son impact sur les commandes publiques.


Après un peu plus de deux ans, quel bilan tirez-vous du développement du réseau de franchises au sein de DEKRA ?


Notre réseau compte 30 franchisés sur le territoire, ce qui est conforme à nos objectifs. Nous ne voulons pas grandir trop vite, car nous avons déjà un gros réseau intégré et nous ne souhaitons pas que l’un se développe au détriment de l’autre. Nous sommes des challengers dans le monde de la Franchise et nous devons continuer à apprendre ce nouveau métier. Nous ne sommes pas aussi bien armés qu’un Guillaume Exbrayat chez Diagamter, un Stéphane Prouzeau chez Agenda ou encore un Yannick Ainouche chez EX’IM, qui ont quelques années d’expérience de plus que nous dans ce domaine, et il nous faudra encore deux ans pour atteindre leur niveau d’expertise. En outre, les valeurs de DEKRA nous poussent à rester très respectueux de nos confrères. C’est la raison pour laquelle notre stratégie de recrutement est plutôt orientée vers des diagnostiqueurs indépendants ou des primo-accédant. En ce qui nous concerne, nous espérons atteindre notre taille critique de 70 à 80 franchisés pour être plus présents à moyen terme, avec une cible de 150 franchisés. Mais il est vrai que donner le drapeau DEKRA à un tiers reste une décision sensible pour notre groupe. En effet, parmi plus de 55 pays dans le monde où nous sommes présents,  la France est le seul où l’on développe une franchise au sein de DEKRA. Nous ne sommes pas inquiets cependant sur notre capacité à prendre des parts de marché, comme l’a fait DEKRA Automotive, derniers arrivés sur cette activité et qui en détient maintenant 70 % des parts de marché en Europe.


Quel est le profil de vos franchisés ?


Notre réseau est composé de 30 % de primo-accédant, de 30 % de diagnostiqueurs indépendants qui nous ont rejoints et de 30 % d’entrepreneurs ayant créé une activité complémentaire. A titre d’exemple, nous venons d’accueillir Philippe Bernat-Salles, ancien international de rugby, qui a choisi DEKRA Diagnostic pour se diversifier et investir sur le marché du diagnostic immobilier. Notre préférence va très clairement aux diagnostiqueurs indépendants. Nous leur offrons une alternative pour ne plus être seuls en bénéficiant d’une marque forte et de synergies avec le réseau automobile DEKRA fort de 1 700 centres de contrôle répartis sur tout le territoire. Les personnes que nous recrutons doivent en outre réunir trois caractéristiques. D’abord un esprit de commerçant car il faut savoir tisser un réseau, sinon on ne fait pas de business. D’autre part, un esprit d’entrepreneur avec une aptitude à développer des boutiques chartées, à l’instar des agences immobilières par exemple. Et enfin, une intégrité absolue, car dans certaines de nos activités nous avons parfois affaire avec des professionnels peu scrupuleux.


Quelle analyse faites-vous du futur de nos marchés ?


Je pense que le marché des repérages de l’amiante va décroitre dans les années à venir car ce qui a été fait n’est plus à faire et les prestations baissent en volume et en valeur. On le voit avec les contrats nationaux. On observe un changement de stratégies des grands groupes comme la SNCF par exemple qui allotissent de manière très importante tous leurs appels d’offres. Alors que nous avions des marchés où un ou deux candidats étaient retenus, maintenant ce ne sont pas moins de sept lots différents et pour chacun de ces lots trois entreprises qui sont retenues. Je pense en revanche que les mesures d’empoussièrement vont continuer à se développer. En location, le flux reste constant depuis de nombreuses années, quant aux ventes, on peut espérer qu’elles resteront soutenues à condition que les taux d’intérêt n’augmentent pas inconsidérément. Le  vrai challenge pour les diagnostiqueurs dans l’avenir sera de savoir se réinventer, pour sortir du tout règlementaire, et proposer des prestations innovantes afin de compenser la perte d’activité sur le marché de l’amiante.


En ce qui me concerne, je reste très confiant pour les prochaines années car j’ai axé la gestion et l’administration du réseau sur l’innovation. Nous avons démontré notre capacité à développer de nouveaux produits comme il y a deux ans avec le contrôle des opérations d'économies d'énergie dans le cadre du dispositif du CEE. Nous étions partis de zéro et nous faisons maintenant 5 millions d’euros de chiffre d’affaires avec cette activité sur laquelle certains de nos franchisés, seuls ou à deux, ont enregistré jusqu’à 300 000 euros de CA en année pleine.
 

Mise en ligne le vendredi 5 juin 2020

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