PHILIPPE CHAMPIOT, CO-PRÉSIDENT DE L’ALLIANCE : « MON CHEVAL DE BATAILLE, C’EST LA LUTTE CONTRE LES FRAUDEURS » Profession
Philippe Champiot a récemment été élu co-président de l’Alliance du diagnostic immobilier. Diagnostiqueur depuis les débuts de la profession et engagé de longue date au sein de différentes organisations professionnelles, il cultive pourtant une certaine discrétion. En cinq mots clés, focus sur sa vision du diagnostic immobilier et ses ambitions au sein de l’Alliance.
Son parcours
« Je suis vraiment entré dans le métier par vocation plutôt que par reconversion. À 24 ans, j’ai choisi le diagnostic immobilier alors que la profession démarrait. Formé au BTP et à l’immobilier, passé par l’ICH avec une idée d’expertise, j’ai fait partie de la première vague de certifiés en 2007. Dès le départ j’ai créé Dual expertises et depuis, je suis resté sur le terrain avec un cabinet de six collaborateurs, au contact direct des réalités du métier. »
Son engagement
« Très tôt, j’ai voulu m’impliquer collectivement. Je me suis rapproché d’abord de la FNECI, puis j’ai adhéré à la CDI Fnaim avant de rejoindre l’Alliance au moment de sa création (fusion entre la Fidi et la CDI Fnaim). On m’a proposé rapidement d’intégrer le conseil d’administration, en prenant le poste de trésorier, avec une implication forte dans la structuration du syndicat. Cet engagement bénévole, je l’ai toujours vu comme une évidence : donner de mon temps pour défendre la profession, porter la voix des diagnostiqueurs et contribuer à faire avancer le collectif. »
Sa vision de la gouvernance
« La co-présidence avec Lionel Janot répond à une réalité : la charge est lourde. À deux, on partage les tâches, on croise nos visions, Lionel est au nord, moi au sud, mais surtout une complémentarité au service d’adhérents très divers, car l’Alliance est faite d’une diversité de typologie de cabinets, il y a des indépendants, des TPE, des franchisés, etc. »
Son constat
« Le métier a énormément évolué depuis 2007. La qualité des prestations a progressé, mais la pression aussi : KPI, contrôles, certifications toujours plus exigeantes. Mais mon cheval de bataille, c’est la lutte contre les fraudeurs : aujourd’hui, certains exercent encore sans certification, sans numéro Ademe, en dehors de tout cadre, pendant que ceux qui travaillent correctement sont surcontrôlés. Avant d’ajouter toujours plus de contraintes aux professionnels en règle, il faut d’abord faire le ménage et agir contre ces pratiques illégales. C’est ce que je voudrais faire remonter auprès des pouvoirs publics. »
Son objectif
« L’Alliance est née d’un besoin d’unité pour gagner en crédibilité auprès des pouvoirs publics. Depuis trois ans, un travail de fond est mené pour parler d’une seule voix, nous avons été précurseurs de ce qui se passe aujourd’hui en fusionnant les deux principaux syndicats de défense des intérêts des diagnostiqueurs. L’objectif est clair : créer une relation de confiance avec le législateur, être force de proposition et construire des positions consensuelles. Mon objectif est de confirmer notre légitimité. »
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Un commentaire
LALLIANCE des petits et grands patrons, n’agissant que dans leur propre intérêt d’employeur: pouvoir recruter à tour de bras touten continuant de faire de la m….e.
Et pour y arriver, la seule solution, abreuver en masse le marché de nouveaux diagnostiqueurs certifiés au point de le saturer comme aujourd’hui, afin de pouvoir continuer à les soumettre à des quantités irréalistes de diag et de pouvoir les remplacer sans problème, tout ceci avec l’avantage que cette saturation fasse crever tous les indépendants anciens en place et qui résistent encore.
Indépendants, OUVREZ LES YEUX ET AGISSEZ !