QUEL AVENIR POUR L’ADEME ? Profession
L’avenir de l’Ademe soulève des interrogations depuis quelques mois. Selon une dépêche de l’AFP, le gouvernement assure vouloir réorganiser l’agence, sans envisager sa suppression.
Ce débat n’est pas nouveau. Depuis plusieurs années, l’Agence est régulièrement ciblée pour son coût, son rôle ou son influence. Ces critiques se sont intensifiées récemment, certains responsables politiques allant jusqu’à demander sa suppression. Dans ce contexte, son président Sylvain Waserman a lui-même défendu publiquement l’action de l’établissement face à des accusations jugées « fallacieuses » et à des mises en cause de son efficacité. « Cette idée selon laquelle l’opérateur pourrait être dans son coin, faire ce qu’il veut, est fausse. Et ne regardons pas l’Ademe avec les lunettes d’il y a dix ans : l’Ademe change », a-t-il assuré. Dans un projet de loi de réforme de l’État, le gouvernement souhaite que l’Agence de la transition écologique « travaille mieux avec les représentants de l’État » et renforce son intégration locale avec les Dreal. L’objectif affiché : éviter toute divergence entre politiques publiques conduites au niveau des territoires.
Quel impact pour les diagnostiqueurs immobiliers ?
Pour les professionnels du diagnostic, l’enjeu est avant tout opérationnel. L’Ademe constitue aujourd’hui un maillon central du dispositif : gestion de la base nationale des DPE et audits, attribution des identifiants uniques, alimentation de l’Observatoire DPE et structuration des données servant de référence aux indicateurs de performance (KPI), etc. Dans ce contexte, difficile de dire si la réorganisation annoncée impactera ou non le diagnostic immobilier. Une chose est dorénavant claire : « Il est hors de question de supprimer l’Ademe », a assuré la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut.
© AFP
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