ARRÊTÉ RAT : L’ANDEVA DÉNONCE LES « ARGUMENTS MENSONGERS » D’AC ENVIRONNEMENT Technique

Publié le par Alain

Dans un communiqué, l’association nationale de défense des victimes de l’amiante, réagit vivement à la décision du Conseil d’Etat de suspendre deux articles de l’arrêté du 16 juillet 2019.

 

Andeva, l’association nationale de défense des victimes de l’amiante, réagit vivement dans un communiqué à la décision du Conseil d’Etat de suspendre deux articles de l’arrêté du 16 juillet 2019 et dénonce les « arguments mensongers » utilisés par le groupe AC Environnement, l’auteur du recours. 


AC Environnement « s’est félicité sans vergogne » de la « mutilation » de l’arrêté, juge ainsi l’Andeva, en relevant que la société auteur du recours prétend que l’obligation de missionner un opérateur certifié amiante avec mention était « imposée du jour au lendemain et matériellement irréalisable pour les entreprises du secteur et économiquement difficilement supportable ».


L’association rappelle que « cette échéance était annoncée depuis deux ans. Des entreprises du secteur s ’y sont d’ailleurs préparées. Elles ont aujourd’hui des salariés certifiés avec mention. Aucune d’elles n’a fait faillite pour autant ! ».

 

Opérateurs sous-formés = danger


Alors que, rappelle l’Andeva, Santé publique France annonce une progression du nombre de mésothéliomes en France, « il est insupportable de voir des entreprises dont l’activité est de prévenir les risques, militer pour tirer vers le bas la qualification de leurs salariés. Cette position n’a d’ailleurs pas fait l’unanimité parmi les entreprises du secteur », observe l’association.


« Le repérage de l’amiante à la veille de travaux dans une école ou un hôpital où vivent des centaines de personnes peut-il sérieusement être confié à un opérateur sans expérience du BTP, formé en quelques jours ? Evidemment non ! », s’insurge l’association. 

 

Rappelons que l’Andeva est elle-même l’auteure d’un recours au Conseil d’Etat pour faire annuler l’arrêté compétences du 2 juillet 2018 en raison, selon elle, d’une insuffisance de qualification des diagnostiqueurs amiante. Elle préconise d’étendre le niveau de formation et d’expérience de la certification avec mention à l’ensemble des opérateurs.

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