LE MARCHÉ IMMOBILIER TOURNE AU RALENTI Technique

Publié le par Alain
LE MARCHÉ IMMOBILIER TOURNE AU RALENTI Technique

Les professionnels de la chaine de la transaction immobilière tentent de s’organiser afin d’assurer une activité minimale. Au risque, dans certains cas, de propager le virus.


Les acteurs de la chaine de la transaction immobilière tentent de s’organiser pour assurer une activité minimale, mais les ventes resteront néanmoins peu nombreuses ces prochaines semaines.


Les 10 000 points de vente des adhérents à la FNAIM ont fermé au public. Les agents immobiliers restent cependant en contact avec leurs clients, et continuent d’assurer pour certains les visites jugées impératives, « mais avec pas plus d’une personne par visite », précise par exemple la présidente du réseau Orpi, Christine Fumagalli.

 

La plupart des agents immobiliers proposent bien des estimations à distance et des visites virtuelles, mais l’essentiel de l’activité est reportée à la fin du confinement.


Chez les notaires, qui ont annoncé très tôt la fermeture des offices et la continuité de leur activité en télétravail, 80% d’entre eux serait réellement en capacité d’assurer la signature électronique des actes authentiques. Les rendez-vous avec les acheteurs et les vendeurs sont alors organisés en visio-conférence, l’acte est présenté et modifié le cas échant sur l’écran et les signatures s’effectuent par procuration.

 

Passe d’armes entre la FNAIM et le CSN


Mais des dizaines de milliers de ventes seraient actuellement en attente de réitération, provoquant le courroux de la FNAIM. Son président Jean-Marc Torrollion a demandé au gouvernement d’organiser une réunion avec le Conseil supérieur du notariat (CSN), afin de « rétablir une continuité de service de la signature des actes ».


En matière de financement, les établissements prêteurs et les courtiers, eux aussi en télétravail, maintiennent une continuité de service, mais les délais de traitement des dossiers vont s’allonger indique-t-on par exemple chez acecredit.fr.


Quant aux locations, elles restent possibles en théorie, mais elles-aussi vont nettement ralentir et seuls les dossiers urgents seront traitées dans les semaines qui viennent. Si la signature des baux peut s’effectuer facilement par les agences comme par les particuliers, l’impossibilité de réaliser les visites et les états des lieux compromet l’essentiel de l’activité locative.


Les diagnostiqueurs qui n’ont pas stoppé leur activité ne devraient pas entendre leur téléphone sonner bien souvent. En cas de demande de diagnostics, à eux alors, en conscience, de choisir ou non de prendre le risque de propager le virus, en dépit de leur rôle de préventeur… 

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