LES DIAGNOSTIQUEURS SOLIDAIRES DES AGENTS IMMOBILIERS Technique

Publié le par Alain

Le dernier sondage réalisé par DiagActu auprès des professionnels du diagnostic immobilier, révèle que 71 % d’entre eux désapprouvent l’interdiction imposée aux agents immobiliers d’organiser des visites. 

 

Indépendants des agents immobiliers mais tout de même solidaires dans cette seconde période de confinement : les diagnostiqueurs désapprouvent à une large majorité (71 %) l’interdiction imposée aux agents immobiliers d’organiser les visites des biens qu’ils ont à commercialiser. C’est l’un des principaux enseignements de notre tout dernier sondage réalisé auprès de 4 128 chefs d’entreprises de diagnostic immobiliers (379 réponses complètes). 

 

Une interdiction d’autant plus incomprise que les visites de logements du parc social sont, elles, autorisées et qu’elle intervient alors que les professionnels de la chaîne de la transaction immobilière exercent tous dans le strict cadre de protocoles de sécurité sanitaire mis en place pour chaque type d’activité. C’est notamment le cas pour les diagnostiqueurs. 

 

« Depuis le mois de mai, l’ensemble de la profession a adopté les gestions de sécurité , il n’y a aucune raison pour que les visites soient interdites », nous écrit par exemple un diagnostiqueur toulousain. « Je pense que l’achat d’un bien ou la location est une première nécessité, il faudrait plus d’amplitude de travail à ces professionnels », considère un de ses confères installé à Clamart, en région parisienne.  

 

« Ridicule d’empêcher les visites par nos prescripteurs et de laisser les gens prendre le métro »

 

« Ridicule d’empêcher les visites par nos prescripteurs et de laisser les gens prendre le métro », s’insurge même un professionnel basé à Arvilliers, dans la Somme. Propos similaire du côté de la Drôme : « Je pense qu’en respectant les gestes barrières et les mesures de sécurité, les personnes sont moins exposées aux virus en général lors de visite de biens immobiliers que dans les grandes surfaces ».

 

Une prise de position majoritaire au sein de la filière et partagée par les dirigeants des principaux réseaux de diagnostic immobilier. Dans un tweet publié mercredi, Guillaume Exbrayat, président de Diagamter, exprime notamment son « soutien aux professionnels de l’Immobilier pour reprendre les visites sous protocole sécurisé. C’est possible. L’habitat est essentiel. Les diagnostiqueurs peuvent se rendre chez les particuliers, et pas l’agent immobilier ? ». 

 

Le gouvernement cèdera-t-il à la fronde des syndicats d’agents immobiliers, FNAIM, PLURIENCE et UNIS ainsi que des dirigeants de dix vastes réseaux immobiliers en France (l’Adresse, Century 21, Citya, Era, Foncia, Guy Hoquet, Laforêt, Nestenn, Nexity et Orpi) qui ne cessent d’affirmer depuis le 30 octobre que « leurs adhérents sont prêts, que les protocoles sont en place pour que les visites se déroulent dans le plus strict respect de la sécurité sanitaire » ? Rien n’est moins sûr puisque la ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, a indiqué mardi au micro de BFM Business qu’il était « trop tôt » pour envisager tout changement.

 

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