PROPOS MÉPRISANTS À L’ÉGARD DE LA PROFESSION : LA CDI FNAIM RÉAGIT SUR BATIACTU Technique

Publié le par Alain

Suite à la publication, lundi 8 juillet, d’une remarque méprisante d’un élu, membre de l’association Amorce, Thierry Marchand, président de la CDI FNAIM, a répondu aux questions de nos confrères de Batiactu.

 

« Il suffit d’offrir un café au diagnostiqueur pour gagner deux classes » : les propos méprisants, inacceptables, d’un élu, membre de l’association Amorce, publiés lundi 8 juillet par nos confrères de Batiactu, ont choqué. DiagActu s’en était ému immédiatement et, avec lui, nombre de diagnostiqueurs, notamment sur les forums de DiagActu et sur le réseau Linkedin

 

Thierry Marchand a souhaité réagir par une interview accordée à Batiactu ce lundi. Le président de la chambre des diagnostiqueurs immobiliers de la FNAIM y estime notamment que « ce genre de propos témoignent d’une méconnaissance de notre métier ».

 

Même s’il reconnait que « des incompréhensions ou des différences d’interprétation » peuvent exister au sujet du DPE, il insiste sur les « progrès considérables » déjà effectués : « les analyses sont plus précises, de plus en plus fiables et réalistes ». 

 

Un DPE actuellement en phase de révision et dont il liste quelques points de progression soumis par sa fédération auprès des pouvoirs publics. Il compte notamment sur l’opposabilité du DPE décidée par la loi Elan, qui permettra selon lui de « mettre les propriétaires face à leurs responsabilités ».

 

« Tout n’est pas parfait, mais travaillons ensemble plutôt que de formuler ce genre de raccourcis sur notre profession »

 

Bref, « le DPE est souvent décrié à tort et il y a un gros travail d’information à faire », indique Thierry Marchand. 

 

Sur la profession, qui a pu légitimement se sentir méprisée par les propos publiés, Thierry Marchand considère, « contrairement à certaines idées reçues », que cellle-ci est de plus en plus encadrée, en rappelant l’ « interdiction du commissionnement et la « déontologie irréprochable » dont doivent faire preuve les dix mille professionnels que compte le diagnostic immobilier. « Un agent immobilier n’a pas le droit de donner des affaires à un diagnostiqueur ‘attitré’ et chaque diagnostic fait l’objet d’une attestation sur l’honneur, poursuit le président de la CDI FNAIM. C’est la grande différence entre un diagnostiqueur et quelqu’un qui va faire une étude énergétique ».

 

Les campagnes de contrôles DGCCRF qui avaient toutefois pointé certaines dérives dans la profession, il y a quelques années ? « C’est vrai, mais c’est très ancien, répond Thierry Marchand. Un cas significatif a, à l’époque, été reconnu et condamné. N’oublions pas que les tricheurs constituent une toute petite partie des professionnels certifiés ». 

 

Et le président de la CDI FNAIM de conclure : « Notre profession progresse, avance, par les évolutions législatives. Tout n’est pas parfait, mais travaillons ensemble plutôt que de formuler ce genre de raccourcis sur notre profession ».

 

Ça va mieux en le disant…

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