JULIEN HENRION, NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA FNDI : « AUJOURD’HUI, LA FORMATION EST TROP LÉGÈRE ET LA CERTIFICATION TROP LOURDE » Profession

Publié le par Andréa Devulder

Diagnostiqueur immobilier près de Nancy, Julien Henrion prend la présidence de la Fédération nationale des diagnostiqueurs immobiliers (FNDI). Son objectif : renforcer la représentation des professionnels et réformer en profondeur la formation et la certification du secteur.

« Qui de mieux que défendre les diagnostiqueurs qu’un diagnostiqueur lui-même ? », plaide Julien Henrion, nouveau président de la FNDI. Diagnostiqueur immobilier installé près de Nancy et dirigeant de Batidiag, il vient de prendre la présidence de la Fédération nationale des diagnostiqueurs immobiliers (FNDI), qui entame une nouvelle phase de développement. Désormais en retrait, le fondateur Olivier Ducelier restera tout de même impliqué comme porte-parole et continuera d’accompagner la fédération.

La genèse
Dans le secteur depuis sept ans et à son compte depuis trois ans, Julien Henrion connaît bien les réalités du métier. « Je suis beaucoup sur le terrain, donc je suis confronté à toutes les problématiques : certification, formation ou réglementation », explique-t-il. C’est en cherchant une fédération capable de représenter les diagnostiqueurs qu’il rencontre Olivier Ducelier et découvre le projet de la FNDI. « Il m’a parlé de cette idée de fédération. Tout seul, c’était compliqué, alors on a décidé de développer le projet ensemble », raconte le nouveau président. Pour pouvoir se consacrer à ses nouvelles responsabilités, le dirigeant prévoit de renforcer son entreprise. « Je vais recruter deux personnes chez Batidiag pour me libérer du temps et m’investir. »

La vision
Parmi les priorités de la fédération figure la réforme de la formation et de la certification des diagnostiqueurs. « Aujourd’hui, la formation est trop légère et la certification trop lourde », estime Julien Henrion. Selon lui, certaines formations sont trop rapides pour appréhender la complexité du métier : « En quelques mois, on survole forcément des sujets techniques. » La FNDI plaide ainsi pour la création d’un véritable diplôme d’État : « On voudrait que ce métier soit reconnu comme une profession à part entière », explique-t-il. La certification constitue également un sujet sensible pour les professionnels. « Qu’il y ait des contrôles, c’est normal. Mais trop de contrôles tue le contrôle », juge-t-il, évoquant aussi des coûts importants pour les diagnostiqueurs. Enfin, la fédération souhaite contribuer à restaurer l’image du secteur, fragilisée ces derniers mois par les critiques autour du DPE. « On parle beaucoup de fraude, mais les difficultés viennent aussi d’un manque de formation et de connaissance technique », conclut Julien Henrion. La FNDI entend également fonctionner de manière participative. « On veut poser les questions aux adhérents et faire voter les décisions

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