L’AMIANTE FRAPPE, ENCORE ET TOUJOURS Profession
L’Andeva parle de 3 000 décès chaque année, tandis qu’on estime que 100 000 personnes mourront de maladies liées à l’amiante d’ici 2050. Des chiffres terrifiants.
Elle a de jolis noms, cette fibre ignifuge, cet « or blanc » qui a enrichi tant d’industriels : chrysotile quand elle est blanche, crocidolite quand elle est bleue. Mais l’amiante est d’abord un poison qui tue et qui continue à générer un long cortège de victimes.
D’après un rapport d’information sénatorial datant de 2005, « 35 000 personnes sont mortes, en France, d’une maladie de l’amiante, entre 1965 et 1995 ».
L’Institut de veille sanitaire (INVS) évalue entre 61 000 et 118 000 le nombre de décès attribuables à l’amiante entre 1995 et 2009. Et selon un rapport du Haut Conseil de la santé publique, en 2014, « l’estimation du nombre de décès attendus entre 2009 et 2050 par cancers du poumon liés à l’exposition à l’amiante à venir serait de l’ordre de 50 000 à 75 000, auxquels s’ajoutent de 18 000 à 25 000 mésothéliomes ».
L’INVS parle de 1 700 décès chaque année. D’après l’Andeva, 3 000 personnes meurent chaque année. Des chiffres imprécis, qui restent quoi qu’il en soit, terrifiants.
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