LE GRAND ÉCHIQUIER DES FÉDÉRATIONS EST OUVERT Profession

Publié le par Andréa Devulder

À quelques jours des Assises du diagnostic immobilier, les fédérations de la filière affichent leur volonté d’unité et appellent à une représentation commune du secteur. Mais entre le discours et les actes, on peut s’interroger si cette unité reste possible.

Il y a quelques jours, l’Alliance du diagnostic immobilier appelait, dans un communiqué de presse, « à construire une représentation unifiée et crédible du secteur ». Avec ses 1 000 adhérents revendiqués, la fédération affirmait avoir déjà amorcé « cette dynamique » avec la « fusion volontaire de la CDI Fnaim et de la Fidi ». Selon elle, il s’agit d’« un choix visant à dépasser les logiques de chapelle pour porter une voix commune », une décision « structurante », menée « en moins d’un an, dans un esprit de responsabilité collective ». Est-ce pour autant applicable au contexte actuel ? Pas sûr car sept fédérations sont en effet attendues autour du député Daniel Labaronne, au cours de la table ronde sur la représentativité organisée lors de cet évènement initié par le ministère du Logement : l’ANDI, Sidiane, Fed Experts, Filiance, la FNDI, l’Onedi et l’Alliance. Et les échanges promettent d’être moins consensuels.

Des cartes déjà rebattues ?
Cette fois, il ne s’agit plus seulement de déclarations d’intention, mais d’une initiative concrète. À une semaine des Assises, la FNDI, l’ANDI et l’Onedi ont annoncé sur les réseaux sociaux leur volonté de « s’unir autour d’un seul objectif : défendre la voix des diagnostiqueurs », à travers le mouvement Nous diagnostiqueurs. Ce nom fait écho au groupe Facebook créé il y a quelques années par Romy Payot. Il est vrai qu’il s’agisse de ce mouvement inédit, de l’Alliance et des autres organisations, toutes partagent le même constat : « Il faut enfin une véritable représentation nationale ». Mais une différence subsiste encore car là où l’Alliance défend par exemple « une structure fédératrice unique, construite autour […] d’une représentativité réelle des acteurs et d’un système de vote équilibré », Nous diagnostiqueurs se positionne de façon plus tranchée en réclamant des élections professionnelles pour désigner cette représentation. 

Quelle sera l’issue des Assises ?
Attaque de certaines, défense pour d’autres, laquelle ou lesquelles placeront au mieux leurs pièces ? Deux blocs adversaires paraissent se dessiner à quelques jours de l’événement : les représentants des diagnostiqueurs certifiés à travers ce nouveau mouvement, Sidiane et Filiance pour représenter les grandes structures de la profession, laissant l’Alliance au centre et Fed Experts, sur le bord de l’échiquier. Plusieurs questions demeurent. L’Alliance tirera-t-elle son épingle du jeu en s’imposant comme la voie (ou la voix) du consensus ou devra-t-elle choisir le camp des blancs ou des noirs ? Le mouvement Nous diagnostiqueurs pourra-t-il peser face à des organisations mettant davantage en avant leur poids économique que leur nombre d’adhérents ? Et surtout, la profession parviendra-t-elle enfin à trouver le modèle de représentativité unifiée réclamé par les pouvoirs publics ? Échec et mat à venir ? Début de réponse le 21 mai.

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