L'ÉDITO DE LA RÉDACTION Profession
Bonne année, vraiment ?
Début janvier, les traditionnels vœux de bonne année fusent de toutes parts. Mais l’année le sera-t-elle réellement ? Une chose est sûre : les bonnes résolutions, elles, ne manquent pas.
À commencer par la révision du coefficient de conversion de l’électricité, censée faire sortir des centaines de milliers de logements du statut de passoires thermiques. Côté outils, le masquage des étiquettes est désormais effectif depuis la fin de l’année. Une évolution qui semble déjà de l’histoire ancienne tant elle s’est déjà fondue dans ce paysage en perpétuelle évolution. Sur le front du DPE, les organisations et fédérations professionnelles sont, elles, clairement montées au créneau. Objectif : discuter avec la DHUP afin d’assouplir certaines contraintes et d’optimiser les contrôles.
Le tout s’inscrit cependant dans un contexte où les diagnostiqueurs ne voient plus forcément le verre à moitié plein. Pression financière accrue, particuliers de plus en plus procéduriers, aides à la rénovation énergétique en fin de cycle… À cela s’ajoute un marché immobilier certes orienté à la hausse, mais encore fragile, sans oublier un climat politique incertain. Et comme un symbole, les diagnostiqueurs se retrouvent, dès ce début d’année, une nouvelle fois dans le viseur des médias avec les « DPE de complaisance ».
Dans ce contexte, la tendance 2026 ne serait-elle pas à la spécialisation ? Une manière de s’éloigner du climat parfois délétère de la transaction, sans pour autant quitter la profession. Amiante, parasitaire, logement collectif (le DPE collectif est d’ailleurs obligatoire pour toutes les copros à présent) … Autant de pistes possibles, que le calendrier réglementaire prévisionnel pour 2026 semble plus stable.
Se focaliser, justement. C’est aussi ce que semblent vouloir faire les acteurs de la filière en matière de représentativité. Les organismes de certification comme les organismes de formation ont amorcé le mouvement, les éditeurs de logiciels y réfléchissent également. Alors, pourquoi les diagnostiqueurs peinent-ils encore à parler d’une seule voix ? Assises, ordre, Ségur… autant de concepts, autant d’ambitions, mais aussi autant d’échecs jusqu’ici.
L’union fera-t-elle enfin la force en 2026 ? On l’espère.
On se retrouve le 26 mars prochain lors des RDVi, pour un premier bilan.
La rédaction Diagactu
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