LES 6 INFOS À RETENIR DES ASSISES DU DIAGNOSTIC IMMOBILIER Profession

Publié le par Andréa Devulder

Quatre heures, trois tables rondes et une multitude d’acteurs. Jeudi dernier se sont déroulées les premières Assises du diagnostic immobilier organisées par le ministère de la Ville et du Logement. La formation, les contrôles et la représentativité étaient les trois grands thèmes de l’évènement. Bien sûr qu’il s’est passé beaucoup d’autres choses, mais la rédaction a retenu les 6 informations à ne pas manquer (selon elle).

1/Le ministre dit que le DPE est stabilisé
Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, était également présent au début et à la fin de l’évènement. L’occasion pour lui de préciser que la réglementation autour du DPE était « stabilisée » et que des travaux allaient être menés sur les autres diagnostics mais pas dans l’immédiat. Aussi, il a tenu à exprimer sa volonté de contribuer à mettre fin au diagnostiqueur-bashing, alors que le DPE est dans le viseur du Rassemblement national qui voudrait le voir disparaitre. À noter : durant ces Assises, le ministre a reçu chaque président ou représentant des fédérations/organisations professionnelles individuellement pour les écouter. La signature d’une charte d’engagement est aussi souhaitée d’ici l’été par le ministère.

Labaronne acterait des élections professionnelles
La troisième table ronde avait pour thème la représentativité de la profession et chacun des représentants étaient présents autour du député Daniel Labaronne, à savoir Pascal Le Bihan, responsable régional Île-de-France de LDI (Les Diagnostiqueurs indépendants), Patrick Gombaud, président de l’Onedi (Organisation nationale d’éthique du diagnostic immobilier), Farès  Mouheb, vice-président de Fed Experts, Olivier Ducelier, fondateur de la FNDI (Fédération nationale des diagnostiqueurs immobiliers), Lionel Janot, co-président de l’Alliance du diagnostic immobilier, Nassere Allag, fondateur et représentant de l’ANDI (Association nationale des diagnostiqueurs immobiliers), François Gremy, délégué général de Filiance, et enfin Denis Mora, délégué général de Sidiane. Tous ont souligné le besoin de trouver une certaine une unité, même si le modèle de gouvernance demande encore à être précisé : quasi-ordre assimilable à une fédération sportive, conseil national, etc. Un autre modèle a aussi été proposé : séparer les petites structures des grands réseaux, groupes ou bureaux de contrôles, à l’image de la FFB et de la Capeb dans le bâtiment, intérêts divergents obligent. Quoiqu’il en advienne, le député Labaronne, plutôt favorable à un quasi-ordre, semble surtout avoir retenu l’option d’élections professionnelles pour en composer la future représentation.

3/ Vers des parcours de formation plus diversifiés et attractifs
La première table sur la formation était animée par Henry Buzy-Cazaux, auteur du rapport sur la mise en place d’un cursus universitaire. Les échanges ont tourné autour du contenu et de la qualité des formations délivrées, du renforcement de la pratique métier, des problèmes de financement, etc. Surtout, il a été souligné la nécessité de proposer des formats diversifiés (formation courte, formation longue, alternance, dipôle post-bac) pour rendre le métier plus attractif auprès d’un plus large public et de le rendre visible et lisible auprès des jeunes.

4/Annaig Le Meur veut voir du positif
Durant la deuxième conférence, abordant les contrôles et comment rendre le système de certification, notamment DPE, plus robuste, ont été évoqués les impatcs des renforcements récents. La députée Annaïg Le Meur s’est étonnée de voir que le sujet n’appelait que des propos négatifs, alors que le dispositif devrait plutôt être perçu comme une « opportunité de mieux faire » même si elle comprend que la certification a « un coût, qu’elle prend du temps, qu’elle prend de l’émotion et que c’est cela qu’il y aurait peut-être à traiter aussi ».

5/La parole aux diagnostiqueurs ?
C’est peut-être ce que l’on peut regretter. 45 minutes de conférences et 15 minutes données à l’assemblée, ça semble court pour pouvoir exposer l’ensemble des points de vue de la salle en réaction à ce qui est dit sur scène. D’autant plus, qu’aucun diagnostiqueur certifié n’avait été invité par le ministère sur scène sur les tables rondes « métier ».

6/Des réunions et groupes de travail à venir
Sans surprise, et comme prévu, les Assises ont mis en exergue les difficultés que rencontre la profession, que ce soit sur des thématiques comme la formation avec le manque de terrain ou la certification avec le trop grand nombre de contrôles, mais rien n’a été officiellement acté. Le ministre et les députés l’ont annoncé : d’autres réunions en plus petit comité seront organisées. La première « d’ici deux mois ».

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