LES FRANÇAIS PLÉBISCITENT LES DIAGNOSTICS IMMOBILIERS Profession

Publié le par Mathias LOVAGLIO

Harris Interactif publie une enquête « baromètre » auprès des Français concernant leur perception du marché immobilier, leurs éventuels projets et l’impact de la crise sanitaire sur leurs besoins. Ce quatrième volet met notamment en lumière l’utilité reconnue des diagnostics immobiliers mais aussi l’inquiétude grandissante des propriétaires face aux mesures visant à interdire la location des passoires énergétiques.

Des diagnostics connus et reconnus

L’enquête révèle, chiffres à l’appui, que les diagnostics immobiliers ont « une notoriété variable mais une utilité incontestée ». Ainsi, 81% des Français ont déjà entendu parler des diagnostics immobiliers obligatoires. Les propriétaires-bailleurs sont bien évidemment les mieux informés sur le sujet (99% déclarent en avoir entendu parler et 80% savoir précisément ce dont il s’agit). Inversement, ce sont les locataires, pourtant parmi les principaux destinataires, qui semblent les moins informés : 73% en ont bien entendu parlé mais seulement 35% déclarent savoir précisément ce dont il s‘agit.

L’enquête mesure également le taux de notoriété de chaque diagnostic. Sans surprise, le DPE (82%) et le diagnostic amiante (81%) arrivent en tête. En fin de liste, on retrouve l’ERP (63%), l’état des nuisances sonores aériennes (62%) et le diagnostic assainissement non collectif (57%).

L’utilité des diagnostics immobiliers semble également désormais bien ancrée dans l’esprit des Français. C’est le diagnostic électricité qui est jugé le plus utile (87%) mais les autres diagnostics suivent de très près, le pourcentage le plus bas étant obtenu par l’état des nuisances sonores aériennes (74%). Un consensus globalement partagé entre les propriétaires, les locataires et les futurs acquéreurs qui, selon Harris Interactive, est le « signe d’une réassurance nécessaire ».

Des passoires énergétiques qui inquiètent

Le second thème intéressant pour les diagnostiqueurs concerne les passoires énergétiques et l’interdiction future de leur location. Si près d’un Français sur deux (48%) déclare ignorer à quelle classe énergétique appartient leur logement, ils expriment leurs craintes quant à l’approche de cette échéance. 55% des propriétaires se disent inquiets de l’impact de ces mesures sur leur propre situation, une proportion qui atteint 73% chez les propriétaires-bailleurs. Le premier motif avancé est l’impact sur le prix de revente de leur bien et, pour 61% des propriétaires des bailleurs, sur la possibilité de louer leur bien.

Cependant, une majorité semble être prête à se mobiliser pour améliorer la performance énergétique de leurs biens. Ainsi, 56% de l’ensemble des propriétaires et même 73% des propriétaires-bailleurs envisageraient d’engager la rénovation énergétique de leur bien en raison des mesures d’interdiction de location à venir. Mais 37% de propriétaires envisagent plutôt une revente anticipée de leur bien, et ce chiffre atteint même 59% si l’on ne tient compte que des propriétaires bailleurs.

Consulter l’enquête dans son intégralité

Conditions de réalisation de l’enquête : Enquête réalisée en ligne par Harris Interactive du 16 au 18 février 2022 pour l’agence immobilière en ligne IMOP. Échantillon de 1 045 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et taille d’agglomération de l’interviewé(e).

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