THIERRY MARCHAND : « FIER DU TRAVAIL ACCOMPLI DANS L'INTÉRÊT DE NOTRE PROFESSION » Profession

Thierry Marchand (CDI FNAIM)
Publié le par Alain PERIE

A l’heure de quitter la présidence de la CDI-FNAIM au terme de 6 années de mandats très denses, Thierry Marchand confie à Diagactu sa satisfaction d’avoir contribué à apporter à la filière du diagnostic immobilier la crédibilité qui lui faisait défaut. Il reste administrateur de la fédération de diagnostiqueurs et souhaite pleine réussite à Yannick Ainouche, son successeur à la présidence.

Thierry Marchand, dans quel état d’esprit vous trouvez-vous au moment de quitter la présidence de la CDI-FNAIM et que retenez-vous de ces 6 années ?

Je suis arrivé au terme de mes deux mandats de trois ans, satisfait du travail accompli, mais un peu éreinté… Ce fut 6 années d’une mission très prenante qu’il fallait concilier avec mon métier de diagnostiqueur terrain. Je regrette d’ailleurs de ne pas avoir pu mener à bien tous mes projets par manque de temps. Lorsque j’ai été élu en 2016, l’administration regardait notre filière d’un œil distant. Nous n’étions pas audibles. Il était urgent de faire évoluer notre relation avec le ministère qui est notre apporteur d’affaires, ne l’oublions jamais. Je crois y avoir contribué en développant, avec mon équipe, des échanges de confiance, plus techniques, sur de nombreux dossiers comme le DPE, la mérule, la décence, l’audit, le gaz, l’électricité, les normes amiante, etc. On peut bien sûr critiquer, s’opposer, mais il convient de toujours rester constructif et formuler des propositions dans l’intérêt de toute la filière. D’autres syndicats de la filière n’ont vocation qu’à développer le marché des entreprises de leurs membres fondateurs !

Le paysage de notre filière a beaucoup changé en 6 ans, son périmètre s’est nettement élargi avec le fort développement des diagnostics avant-travaux et de divers domaines de plus en plus techniques. J’ai tenté, avec ma formation d’ingénieur en bâtiment, d’accompagner ce développement en apportant de la crédibilité auprès de nos interlocuteurs. Aujourd’hui, je constate que l’on nous écoute davantage et que nous sommes consultés lors de l’élaboration des textes législatifs et réglementaires. Je suis intimement persuadé que pour représenter notre filière, il faut des hommes et des femmes qui détiennent une vision sociale et sociétale, qui se placent au-dessus des partis, sans ego et sans jamais perdre de vue l’intérêt collectif.

C’est Yannick Ainouche, président du réseau EX’IM, qui vous succède.

Yannick Ainouche connait bien la filière du diagnostic immobilier et il présente l’atout de diriger un grand réseau composé d’entreprises de différentes tailles, assez représentatives de la composition de notre filière. Il saura avoir un rôle d’arbitre, dans la défense des intérêts de ces différentes structures, car il connait bien ce qu’elles vivent au quotidien. Il est en outre un excellent communicant, il peut fédérer les équipes et porter efficacement la parole des diagnostiqueurs. Je suis confiant quant à sa capacité à réussir, d’autant qu’il est entouré d’une équipe très compétente, renouvelée et rajeunie, même si elle n’est pas encore suffisamment féminisée. Je sais que ce nouveau conseil d’administration poursuivra le développement de la Chambre des diagnostiqueurs de la FNAIM et je lui souhaite pleine réussite.

Son élection à la présidence d’une fédération aussi importante que la CDI-FNAIM est-elle le symbole des prémices d’une prédominance du modèle économique de la franchise au sein de notre filière ?

La question peut légitimement se poser, mais je rappelle que les entreprises franchisées sont elles-mêmes des entreprises juridiquement indépendantes et que leurs enjeux et contraintes sont identiques à ceux des indépendants non franchisés. Ils font le même métier. Yannick Ainouche n’apportera pas la vision de sa seule franchise, il souhaite imposer une vision métier et filière, c’est d’ailleurs tout le sens de ses premières communications. Je crois par ailleurs qu’un dirigeant d’un grand réseau aura plus de poids dans les relations avec les partenaires, qu’un simple diagnostiqueur. C’est un atout.

Vous conservez des fonctions au sein du CA de la CDI-FNAIM, quel sera votre rôle désormais ?

Je vais m’attacher à garder l’essence de mon action depuis 6 ans, c’est-à-dire de poursuivre les relations développées avec les instances publiques et institutionnelles et d’apporter mes compétences techniques au nouveau conseil d’administration.

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