LE REDÉMARRAGE TRÈS PARTIEL DES ENTREPRISES DE DIAGNOSTICS IMMOBILIERS Technique

Publié le par Alain

Selon le dernier sondage de DiagActu, plus d’une entreprise sur deux est désormais en partie en activité ou s’apprête à reprendre cette semaine sur un marché où la demande est cependant toujours aussi restreinte (moins de 14% de l’activité normale).   

 

La semaine dernière encore, elles n’étaient que 30% à déclarer une activité sur site. Cette semaine, elles seront presque le double. Selon notre sondage réalisé du 22 au 25 avril auprès de 562 entreprises de diagnostics immobiliers, 58% d’entre elles sont désormais en activité, ou s’apprêtent à reprendre ces jours-ci. 

 

Et ce sont 66% des entreprises qui auront repris une activité avant même le 11 mai, date prévue du déconfinement.

 

18% des chefs d’entreprises de diagnostics immobiliers déclarent attendre le 11 mai pour reprendre officiellement, tandis que 13% observent le marché et se positionneront en fonction de la demande. Pour les autres, d’autres paramètres, comme une attente de livraison d’EPI, conditionnent leur reprise.

 

Une reprise cependant très, très partielle, car c’est généralement le dirigeant seul qui assure cette activité, les salariés restant encore pour la plupart d’entre eux en chômage technique. 

 

Pour 70% de ceux qui déclarent vouloir reprendre une activité avant même le 11 mai, c’est la publication du guide de reprise, vendredi 17 avril, qui a été décisive, bien plus encore que le pari d’une augmentation des demandes de diagnostics (38%) et que les décisions des concurrents (21%, plusieurs réponses possibles sur cette question). Il s’agit aussi sans doute d’une question de survie pour beaucoup d’entre eux, même si ce point n’a pu être mesuré précisément lors de notre sondage. 

 

Moins de 14% de l’activité normale 

 

Mais si les diagnostiqueurs sont nombreux à reprendre leur activité, la demande de diagnostics n’est, elle, pas au rendez-vous. Les professionnels actuellement sur le marché estiment la demande à 13,9% en moyenne par rapport à celle constatée à la même période de l’année précédente.

  

Et cette activité n’a pas, ou peu, repris ces trois dernières semaines : 71% des diagnostiqueurs n’ont observé aucune augmentation significative de la demande de diagnostics sur leur marché local depuis le 6 avril, date de notre dernier sondage. 

 

Ils sont d’ailleurs assez prudents concernant l’après 11 mai. Deux dirigeants d’entreprise sur trois (66%) parient sur une relance très mesurée de l’activité à partir de la mi-mai. 46% d’entre eux estiment que le nombre de demandes de prestations sera en légère augmentation. Et seulement 20%, en forte augmentation. Les autres ne préférant pas se prononcer sur ce point.

 

Il est vrai que c’est l’incertitude qui prédomine actuellement chez les diagnostiqueurs, sans réelle visibilité pour piloter leur entreprise dans cette crise inédite.

 

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