ENVIRONNEMENT D’UN BIEN : LES DONNÉES SATELLITAIRES, UNE NOUVELLE PISTE POUR LES DIAGNOSTIQUEURS ? Profession
Au-delà des diagnostics immobiliers réglementaires, les informations sur l’environnement d’un logement pourraient-elles trouver leur place dans l’offre des diagnostiqueurs ? C’est la piste explorée par Murmuration, une entreprise spécialisée dans l’exploitation des données satellitaires, avec sa solution Calife-Habitat.
Surface, nombre de pièces, DPE… Les annonces immobilières renseignent de nombreux critères sur un logement, mais beaucoup moins sur son environnement immédiat. Avec Calife-Habitat, Murmuration propose d’étoffer la tendance. « On s’est dit qu’il y avait des informations intéressantes autour de la qualité de vie, de l’environnement, de la santé en général, et qu’il était intéressant de les proposer aux nouveaux acquéreurs. L’objectif est de leur permettre de mieux connaître leur futur cadre de vie, au-delà des caractéristiques du bâti », explique Cathy Sahuc, cofondatrice de Murmuration. L’outil propose ainsi cinq thématiques : qualité de l’air, richesse du paysage, bien-être environnemental, accessibilité et ensoleillement.
Des indicateurs sur plusieurs années
Des prestations complémentaires et non réglementaires portant sur l’accessibilité, la luminosité ou encore la qualité de l’air existent déjà sur le marché. Alors est-ce une énième proposition ? Créée en 2019 par deux spécialistes du spatial, Murmuration s’appuie sur les données d’observation de la Terre issues du programme européen Copernicus. Elle les transforme ensuite en indicateurs destinés aux professionnels de l’immobilier. Selon les critères étudiés, les résultats sont établis à partir de données couvrant une période pouvant aller jusqu’à cinq ans, là où une mesure réalisée sur place renseigne sur une situation à un instant donné, ou une période plus courte. Deux approches donc…
Un service complémentaire pour les diagnostiqueurs ?
Les certificats Calife-Habitat sont établis sur demande, à partir de l’adresse du bien. À vocation informative, ils ne se substituent pas aux diagnostics immobiliers réglementaires. Murmuration travaille aujourd’hui principalement avec les agences immobilières, mais envisage d’élargir ses canaux de diffusion aux diagnostiqueurs. « Je pense que ça peut être utile pour ajouter à leur pack de diagnostics des informations intéressantes », indique Cathy Sahuc. Pour ces professionnels, l’enjeu serait de déterminer si ces indicateurs peuvent enrichir les prestations proposées aux vendeurs et aux acquéreurs. Un usage complémentaire à l’état des risques et pollutions (ERP) pourrait également être envisagé, à condition de bien distinguer l’information environnementale des obligations réglementaires associées à ce document. Murmuration dispose aujourd’hui d’une vingtaine d’indicateurs sur l’environnement et le climat.
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