QUAND LE PRIX D’UN DPE SE RACONTE EN BD Profession
Pourquoi un DPE coûte-t-il ce qu’il coûte ? C’est la question à laquelle Hugo Marquez, à la tête du Cabinet Vauban, basé à Neuilly-Plaisance, a choisi de répondre… en bande dessinée. Une initiative originale, réalisée avec son père récemment retraité du diagnostic immobilier, pour expliquer aux clients tout ce qui se cache derrière un tarif.
« À chaque fois qu’on donne un prix, les clients ne se rendent pas compte du travail derrière », explique Hugo Marquez. Dans un marché francilien très concurrentiel, où les rendez-vous peuvent être annulés parce qu’un autre diagnostiqueur propose moins cher, le diagnostiqueur souhaitait rappeler qu’un DPE ne consiste pas simplement à effectuer une visite et à remettre un rapport. Préparation de la mission, relevés et points de contrôle, analyse, rédaction du rapport, échanges avec le client et service après-vente : le temps consacré à un dossier ne s’arrête pas à la visite sur place. À cela s’ajoutent les certifications et leur renouvellement, la formation et la veille réglementaire, les logiciels, le matériel, les déplacements ou encore l’assurance professionnelle. Des éléments qu’Hugo Marquez estime indispensables à intégrer dans le prix d’une prestation sérieuse. C’est pour mettre en lumière ce travail qu’il a réalisé une bande-dessinée expliquant ce qui se cachait derrière le prix d’un DPE. Diffusée sur les réseaux sociaux et dans leur communication avec leurs clients, cette BD a reçu un bon accueil d’après le diagnostiqueur. Et pour cause, « un bon prix, c’est un prix juste par rapport au temps passé à l’instant T, il y a aussi toutes ces questions posées avant et après aussi par les clients car ils cherchent aujourd’hui à comprendre », résume-t-il.
Le prix, toujours le prix
La pression exercée par la concurrence et les prix tirés vers le bas pose aussi la question de la viabilité économique du métier à long terme. Cette réflexion a poussé le cabinet Vauban à se positionner sur des prestations plus complexes et ne pas se limiter pas au diagnostic transactionnel : Hugo Marquez réalise des 3PT, des DTG et travaille avec un thermicien et un architecte pour répondre notamment aux demandes des syndics. « Ils ont des agréments qu’on n’a pas, donc ça permet de répondre à la demande », explique-t-il. Pour le diagnostiqueur, cette diversification est aussi une façon de ne pas rester enfermé dans la seule logique du prix, en anticipant une spécialisation progressive du secteur : « Le métier est tellement dense que ça va être très compartimenté à l’avenir, un diagnostiqueur pour l’amiante, un autre pour l’énergétique… » Et la BD pourrait devenir un véritable fil rouge pour partager cette expérience. Après le DPE, un prochain « tome » pourrait ainsi être consacré à l’amiante, notamment dans le tertiaire, où Hugo Marquez rencontre « beaucoup de problèmes avec des donneurs d’ordre » qui ne seraient pas toujours suffisamment formés aux obligations et aux interdictions pouvant découler des rapports.
Vous avez une information à nous transmettre, un témoignage à nous relayer, ou une idée d’article ?
Contactez la rédaction de Diagactu !








