BOUTONS RADIOACTIFS Technique
Les recommandations de l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) n’ont pas tardé à être appliquées. L’ascensoriste Otis va devoir retirer les boutons potentiellement radioactifs de centaines d’ascenseurs. Des pièces destinées aux ascenseurs Otis et présentant des traces de radioactivité supérieures aux normes admises ont été retrouvées sur différents sites à Roissy, Argenteuil, Goussainville et Gien.
Ces boutons ont été livrés par l’entreprise iséroise Mafélec, où des employés ont été placés sous surveillance médicale après la découverte de niveaux de radioactivité anormaux. «Il n’y a aucun danger pour les utilisateurs», a précisé ce matin un responsable de la filiale française du groupe américain d’ascenseurs. Sur les «milliers de boutons» fournis à l’ascensoriste par Mafelec, environ 20% se sont révélés radioactifs, selon un responsable d’Otis.
L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) tente de son côté de remonter la filière d’approvisionnement de la société iséroise Mafelec. Celle-ci faisait en effet venir d’Inde les pièces métalliques utilisées pour fabriquer les boutons dans lesquels des traces de cobalt 60, substance radioactive, ont été retrouvées.
D’autres pays pourraient également avoir reçu des produits contaminés, selon l’ASN qui a pris contact avec certains de ses homologues étrangers.
Aux Pays-Bas et en Suède, les autorités ont ainsi découvert récemment des courroies en acier contaminées par la même substance et également importées d’Inde.
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