DANS LES MÉDIAS (LEMONDE.FR) Technique
Mardi 25 novembre, deux mauvais chiffres, publiés par les services statistiques du ministère du logement et de la ville, sont venus plomber encore un peu plus le moral des professionnels de l’immobilier, qui s’attendent à une année 2009 « horrible ».
Tout d’abord, à fin octobre, la construction de logements est en repli de 20,6 %, sur un an. A ce rythme, l’année 2008 s’achèvera sur 360 000 mises en chantiers, loin des 425 500 de 2007. Les perspectives pour 2009 sont aussi sombres, avec un recul supplémentaire de 30 000 à 40 000 unités, soit plus de 100 000 logements neufs perdus en deux ans. « C’est une hémorragie d’une rare intensité, plus grave que dans les années 1990 où, au plus fort de la crise, les mises en chantier reculaient de 28 000 unités par an », se souvient Michel Mouillart, économiste à l’Université Paris-X.
La vente de logements commercialisés par les promoteurs, ensuite, est en repli de 44 %, sur un an, au troisième trimestre. Il faut désormais dix-huit mois pour vendre un logement, contre neuf mois il y a un an. Le quatrième trimestre sera pire. Les promoteurs, qui avaient vendu 127 353 logements en 2007, année record, n’atteindront qu’à peine 80 000 ventes en 2008 et ne devraient pas dépasser 60 000 en 2009. En deux ans, leur chiffre d’affaires va donc être divisé par deux.
Les entreprises du bâtiment anticipent un repli de leur activité de 6 % en 2009, par rapport à 2008, rompant, là encore, avec dix années de croissance continue. Ce secteur, qui a créé 200 000 emplois depuis 2000, va non seulement cesser de recruter mais perdre de 25 000 à 30 000 postes, en 2009, selon les prévisions de la Fédération française du bâtiment (FFB). Sur le marché de l’ancien, le recul de 25 % du nombre de ventes va entraîner des réductions d’effectifs chez les 56 000 agents immobiliers, les 10 000 diagnostiqueurs, les notaires et leurs salariés… « Je suis submergée d’appels de négociateurs, de collaborateurs de promoteurs, licenciés sans aucune mesure d’accompagnement », raconte Elena Stanciu, qui a créé la CFDT Immobilier, un des rares syndicats de salariés du secteur.
Comparé à la crise des années 1990, le désastre de 2008 est d’une tout autre ampleur, puisqu’il touche toute la France et pas seulement l’Ile-de-France. Il est aussi plus brutal et profond, avec des causes et des conséquences très différentes.
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