DANS LES MÉDIAS (LEMONDE.FR) Technique
Au moment où la récession immobilière s’approfondit dans les pays victimes de leurs excès de crédit ou de construction, comme le Royaume-Uni ou l’Espagne, mais aussi la Russie et l’Inde, la France ne connaît ni surproduction massive, ni défaillance majeure de promoteurs, quasiment pas d’impayés de crédit mettant les emprunteurs en difficulté. Cette prudence vis-à-vis du crédit, que certains qualifiaient avant le séisme financier de rigide et conservatrice, paie.
Le printemps, haute saison pour les déménagements et les achats de maisons et d’appartements, sera décisif pour indiquer la tendance du marché immobilier, en 2009. Tous les professionnels, promoteurs, agents immobiliers, notaires et banquiers, ont enregistré un arrêt brutal des transactions au 4e trimestre 2008. Selon le Crédit foncier, plus de 1,33 million de foyers ont acheté un logement, en 2007, pour y habiter ou le louer, et ils n’étaient plus que 795 000, en 2008, soit 23 % de moins. Les promoteurs n’ont vendu que 15 000 logements au cours du dernier trimestre, contre 28 600 au 4e trimestre de 2007. Sur l’année 2008, 79 400 logements neufs ont trouvé preneurs, contre 127 265 en 2007, soit 37,6 % de moins.
Dans l’ancien, les notaires constatent aussi une chute du nombre des transactions, à peine moindre, de l’ordre de 20 % avec un brusque ralentissement en fin d’année. Aucune région n’est épargnée. Paris et sa région, réputés à l’abri, étant donné la pénurie de logements, ont été gagnés par la paralysie, avec, dans la capitale même, une baisse du nombre de transactions de 24 %.
« Depuis la création de sa banque de données, jamais le notariat n’avait constaté une dégradation aussi nette du marché des transactions », soulignait Renaud Cormouls, président de la chambre interdépartementale des notaires de Midi-Pyrénées, lors d’une conférence de presse, mercredi 4 mars.
De leur côté, les banquiers ont aussi vu 12 % d’emprunteurs immobiliers en moins en 2008 qu’en 2007, 1,29 million, contre 1,48 million de ménages, soit 290 000 clients évaporés.
QUELQUES INDICATEURS REDONNENT ESPOIR
Aucun observateur ne s’aventurerait à affirmer que le marché a atteint son plus bas, mais quelques indicateurs, au cours des deux premiers mois de 2009, redonnent espoir. « Nous constatons un frémissement, des ventes un peu plus nombreuses, notamment de biens de moins de 200 000 euros », admet Pierre Bazaille, notaire dans le Rhône, chargé de la conjoncture immobilière pour Notaires de France. Pour les biens plus chers, les acheteurs souvent déjà propriétaires ont besoin de vendre et sont bloqués.
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