LE PHOTOVOLTAÏQUE : UN MARCHÉ EN PLEINE PROGRESSION Technique

Publié le par Alain

On considére généralement qu’une maison individuelle en France métropolitaine disposant d’une installation photovoltaïque de 3kW sur son toit produira en moyenne 3.000 kWh par an, ce qui représente à peu près la consommation d’électricité (hors chauffage et eau chaude sanitaire) d’une famille de quatre personnes. Le tout sans émission de gaz à effet de serre.

Un marché en progression grâce aussi au tarif d’achat de l’électricité photovoltaïque plus avantageux (tarif fixé par l’Etat par un arrêté du 10 juillet 2006) : de 30 centimes d’euro par kWh en métropole (40 centimes d’euro dans les DOM), auquel s’ajoute une prime de 25 centimes d’euro par kWh pour l’intégration au bâti en métropole (15 centimes d’euro par kWh en outre-mer et en Corse).
Ce tarif associé à un crédit d’impôt lors de l’installation des panneaux photovoltaïques qui est passé de 40 à 50% au 1er janvier 2006, explique en grande partie le phénomène. D’autant que Jean-Louis Borloo a annoncé le 17 novembre 2008 une simplification très attendue des démarches administratives. Enfin, d’un point de vue fiscal, les particuliers sont exonérés des bénéfices réalisés par la revente de l’électricité.

Malheureusement, on peut regretter des délais d’attente de raccordement encore bien trop importants puisque le réseau électrique peine à suivre le mouvement. Un délai qui devrait être raccourci fin 2009, grâce aux mesures annoncées.

Rappelons qu’il existe deux procédés de fabrication des cellules photovoltaïques : les cellules en silicium cristallin (elles représentent 90% du marché grâce à un très bon rendement) et les cellules en couches minces, moins coûteuse. Ces dernières sont fabriquées par le dépôt d’une ou plusieurs couches semi-conductrices et photosensibles sur un support de verre, de plastique ou encore d’acier.

Selon le Soler, le coût pour une installation de 3 kWc (kilowatts crête, soit en termes d’ensoleillement optimal), oscille en France entre 21.000 et 25.000 €, suivant les installateurs, les produits, les services associés (installation clé en main, suivi de la production, etc.). A cela viennent se déduire un crédit d’impôt de 50% sur l’installation, puis le prix d’achat d’électricité par le réseau national, couplé à la prime d’intégration au bâti (cf. première page). Seul le surplus par rapport à la consommation est revendu au réseau. On remarque d’ailleurs qu’étant donné que le prix de vente d’électricité au réseau national est supérieur au prix d’achat, certains choisissent de revendre entièrement leur production et ne produisent plus pour leur consommation personnelle.

Il existe deux systèmes d’installation : la pose sur la toiture ou l’intégration à la toiture. Donc la pose sur bâti ancien est possible. S’il faut rénover sa toiture, l’investissement devient d’autant plus intéressant.

Les particuliers sont incités a bien étudier étudié la faisabilité et la rentabilité de l’opération avant de se lancer. Puis à bien choisir son installateur. Un label de qualité a été mis en place par les professionnels et les industriels du photovoltaïque, sous l’égide de QualiENR (pour énergies renouvelables) : le QualiPV.

Alain Périé (source le Soler)

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