MARCHÉ IMMOBILIER : ENFIN LA REPRISE TANT ATTENDUE ? Technique
L’activité semble reprendre sur le marché du logement en France, retrouvant souvent son niveau d’avant la crise dans certaines régions.
Si l’on en croit Frédéric Sernan, directeur général délégué de Meilleurtaux, différentes conditions permettent de penser que les facteurs de reprise du marché immobilier sont réunis. Les taux de crédit restent toujours attractifs : en juin, beaucoup de banques ont baissé ou maintenu au même niveau leurs taux de crédit. On constate également une hausse des demandes de prêts qui se confirme depuis quelques mois.
Tandis que le marché immobilier est soutenu par différents dispositifs de défiscalisation et d’aides au crédit (dispositifs Scellier et Bouvard par exemple).
L’idée d’une reprise du marché immobilier est en outre partagée par d’autres acteurs importants. Elle rejoint par exemple les conclusions prospectives de la Note de conjoncture immobilière des notaires du mois de mai. Selon elle, « en ce début d’année, on assiste à un certain regain d’intérêt dans l’ancien avec une moindre chute des volumes de transactions entre le 4ème trimestre 2008 et le 1er trimestre 2009 ; toutefois, on note qu’elles portent sur de plus petites surfaces et donc sur des budgets d’un niveau inférieur à ceux enregistrés lors des trimestres précédents. Étant observé que la baisse des taux d’intérêt des emprunts (diminution d’un point voire plus en 6 mois) doit permettre de re-solvabiliser le consommateur immobilier. »
Le réseau Century 21 confirme également ce regain d’activité. Les volumes globaux de ventes en France de ses 900 agences ont rebondi de plus de 23% au premier semestre, après avoir chuté de 28% au second semestre 2008. L’activité reste néanmoins en recul de 12% par rapport au premier semestre 2008.
« Le marché reprend un peu de couleurs. Plus la baisse a été hâtive et sérieuse, plus les volumes se sont reconstitués », a déclaré à Reuters le président de Century 21, Laurent Vimont, en marge d’une conférence de presse. « A partir du moment où la baisse a été supérieur à 10%, on retrouve les volumes du premier semestre 2008 », a-t-il déclaré.
A Lyon par exemple, la première région à avoir accusé le coup dès le début 2008, avec des prix en baisse de 11,7% sur un an, les volumes de transactions ont non seulement retrouvé leur niveau du premier semestre 2008, mais les ont dépassé de 7%.
Même constat sur le marché du neuf, où l’on observe un fort rebond des ventes. Aujourd’hui, on observe une reprise vigoureuse des ventes « selon Jean-François Gabilla, président de la Fédération des promoteurs-constructeurs de France. Selon les chiffres les plus récents de la FPC, la baisse des ventes des promoteurs sur un an est passée de – 47 % au 4e trimestre 2008 à – 5 % au premier trimestre 2009.
Et cela devrait durer. » J’estime personnellement que les ventes du deuxième trimestre seront probablement entre 0 % et + 10 % par rapport à la même période il y a un an « , indique Jean-François Gabilla. Elles sont tirées par l’avantage fiscal Scellier pour l’investissement locatif, par la baisse des taux d’intérêt et, dans une moindre mesure, par les primo-accédants.
Une tendance qui demande à être confirmée mais qui est synonyme d’espoir pour les diagnostiqueurs immobiliers dont l’activité est directement dépendante du niveau des volumes de transactions.
Alain Périé
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