POUR UN ORDRE PROFESSIONNEL Technique

Publié le par Alain

M. Jacques Segeric* a constitué un groupe de travail composé de juristes, magistrats, professeurs d’université, représentants de divers ordres constitués, assureurs etc. Ces travaux « recueille un avis plus que favorable auprès du notariat, de nos assureurs, bien sûr de la profession, et surtout des associations de défense des consommateurs, ces derniers devant être le relai indispensable de notre action », explique-t-il.

Selon son fondateur et animateur, ce groupe de travail « qui souhaite agir en toute indépendance » s’est donné pour but, dans un premier temps, de parvenir à la production d’un livre Blanc qui deviendra le document officiel remis aux autorités publiques, la constitution de l’ordre ne pouvant résulter que d’une volonté politique passant par la loi et/ou les décrets.
Ce livre Blanc sera également l’instrument de communication appelé à plaider la cause de la constitution de l’Ordre, signé de ses auteurs et soutenu par tous ceux qui se reconnaitront dans cette volonté d’aboutir à l’organisation de la profession.
« Je suis très étonné devant l’enthousiasme suscité par ce projet, pourtant encore discret » précise M. Segeric, « mes “intervenants“ souhaitant notamment étendre nos travaux à l’élaboration d’une grille de prix tarifaire qui serait fixée par décret comme pour les notaires ou les professions de santé ».

A propos du vaste sujet de notre tarification, Jacques Segeric cite l’exemple, malheureusement courant, d’un syndic d’envergure nationale contournant allègrement le problème du commissionnement en surfacturant à ses clients bailleurs, à leur insu, l’ensemble des diagnostics dont ils sont les prescripteurs. « Cela démontre que nos honoraires sont très en dessous du raisonnable, dans la mesure où ils permettent à des professionnels peu scrupuleux, de s’enrichir sur notre dos, et celui de leur propre client. Lorsqu’une prestation de service est rémunérée à sa juste valeur, il n’y a pas de place pour qu’un escroc puisse bénéficier du travail des autres pour s’enrichir impunément. Cela prouve également à tous ceux qui invoquent l’obligation de baisser leur tarif pour survivre, qu’ils se trompent, et qu’ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis. Si c’est l’Etat qui fixe le juste montant de notre rémunération, en accord avec les représentants de l’Ordre, ce type de dérive ne pourra plus se produire, les représentants de l’Ordre ayant pour mission de faire respecter la tarification. La crise actuelle montre, si besoin était, que le libéralisme et, par la même, la liberté des prix ont leur limite dès lors que nos missions, il ne faut pas l’oublier, relèvent de la Santé Publique, de l’Environnement et la préservation de la Planète, consacrés par le Grenelle de l’Environnement. »

*Jacques André SEGERIC, Sciences Pô, fac de Droit, Diplômé du Notariat où il exerça pendant 25 ans, dirige aujourd’hui un cabinet d’expertises immobilières et la société BATI DIAG (logiciels professionnels).
Président de la Commission Juridique de l’UNECTPI et Délégué de la Région MIDI PYRENNES.
Fondateur et animateur du Groupe de travail sur la Constitution de l’Ordre National des Experts Diagnostiqueurs. Il est également à l’origine pour QUALIXPERT de la certification volontaire pour « la valeur vénale », première en France à avoir l’agrément du COFRAC.

Si vous souhaitez réagir ou émettre des propositions constructives à destination de ce groupe de travail, vous pouvez le faire sur le forum des diagnostiqueurs immobiliers dans le sujet ouvert à cet effet.

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