UN NOUVEAU DIAGNOSTIQUEUR À L’ÉPREUVE DU TERRAIN ET DE LA CRÉATION D’ENTREPRISE Profession

Publié le par Pierre Legrand

À 38 ans, Nicolas Delachambre s’est lancé dans le diagnostic immobilier, sous la bannière d’Agenda Diagnostics, à Arras. Entre avantages et inconvénients, il raconte ses premiers pas de diagnostiqueur et de chef d’entreprise.

Nicolas Delachambre a commencé son activité de diagnostiqueur en janvier dernier et un constat s’est rapidement imposé : « C’est un métier multicasquettes qui demande d’être à la fois commercial, chef d’entreprise, comptable, technicien ou encore responsable marketing et communication ». Après avoir suivi la formation de trois mois et ses certifications en poche, ce dernier s’est lancé d’emblée le défi de se mettre à son compte. Alors, comment légitimer son expertise et constituer sa clientèle d’entrée de jeu ? « La concurrence entre diagnostiqueurs immobiliers dans mon secteur géographique est rude, alors savoir se démarquer est déterminant ». Pour y arriver et créer son portefeuille clients, ce nouveau diagnostiqueur s’impose de prospecter sur le terrain une fois par semaine mais pas seulement. Il mise aussi sur LinkedIn et Facebook : 800 personnes le suivent actuellement. Il explique sa stratégie : « Je suis très actif sur ces réseaux sociaux car les utilisateurs d’Instagram et de TikTok sont trop jeunes par exemple, j’aimerais bien rejoindre YouTube mais je manque de temps. »

La franchise ? Sa solution
Devenir salarié, se lancer en indépendant ou rejoindre un réseau de franchise ? Il n’y a pas de voie prédéfinie, juste de multiples options. Nicolas, lui, a choisi de « devenir entrepreneur » , mais en profitant de l’accompagnement d’une franchise qui est selon lui « un soutien indispensable au lancement d’une nouvelle activité professionnelle ». Jugée utile dans l’aiguillage administratif et la veille technique et règlementaire, la franchise a rassuré ce jeune diagnostiqueur. Il a choisi pour l’accompagner le réseau Agenda Diagnostics : « Je ne voulais pas me lancer en indépendant dans un environnement hyperconcurrentiel et me concernant, faire du salariat pendant deux ans ne me semblait pas logique ». Débuter en franchise lui a aussi permis de bénéficier d’un réseau solidaire notamment pour intervenir en renfort sur certaines missions quand cela est nécessaire. Être à son compte offre une certaine flexibilité en termes d’organisation de son travail et c’est ce qui lui « plait ».

L’épreuve du réglementaire
« Dès le lancement » de son activité, la pression règlementaire s’est vite fait ressentir. Au-delà de la gestion d’entreprise, Nicolas a dû faire face aux contrôles obligatoires fréquents, dont le premier intervient après vingt DPE effectués. Assumant seul la responsabilité de ses missions, le moindre écart critique peut à tout moment remettre en cause son activité, sans compter les coûts occasionnés par le cycle de certification. Nicolas Delachambre confie : « J’aimerais que l’État lâche un peu de pression sur le métier. Parce que oui, il y a des filières post-bac comme à Saint-Nazaire et le diplôme est reconnu, mais les certifications doivent être repassées tous les sept ans ». Nicolas recommande alors de : « se documenter en permanence, surtout pour compléter les formations et avoir toujours plus conscience des difficultés à prévoir ». La curiosité multi-domaines et une veille constante lui permettent « de se renouveler ».

Quels conseils ?
Sur le terrain, il préconise « d’anticiper les imprévus ». « Vérifier en amont les adresses des biens, les repérer géographiquement et confirmer plusieurs fois les rendez-vous par téléphone sont essentiels pour ne pas perdre de temps ». L’expérience faisant foi. Cinq mois après avoir lancé son activité, Nicolas n’exprime aucun regret. Il est parvenu à trouver sa place : « Mon objectif à court terme, c’est deux missions minimum par jour, pour assurer la viabilité de mon entreprise ». Et pourquoi pas un jour embaucher pour se dégager du temps et proposer une nouvelle prestation comme le 3PT ?

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